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paralysie des vaisseaux. — Hy a dans l’org’anisme trois sortes de vaisseaux possédant chacun des fonctions distinctes. Les artérioles accélèrent la circulation capillaire; ~ les veinules ralentissent cette même circulation ; — enfin les lymphatiques activent la circulation interstitielle.
Quand ces divers vaisseaux viennent à être paralysés,, on observe, pour chacun d’eux, des phénomènes morbides particuliers. La paralysie des artérioles produit la congestion; — la paralysie des veinules détermine \ engorgement ; — enfin la paralysie des lymphatiques donne lieu à \ œdème.
Cela posé, l’inflammation est une paralysie simultanée de tous les vaisseaux. C’est un mélang-o en proportions variées de cong’estion, d’engorg’ement et d’œdème, et, suivant que l’un ou l’autre de ces éléments prédomine, elle revêt une forme nouvelle; elle est congestive., engorgée ou. œdémateuse.
Les inflammations présentent une autre différence, tirée cette fo:s de la nature des paralysies qui les ont provoquées. Ces paralysies peuvent être musculaires ou nerveuses^ autrement dit, elles peuvent être produites soit par la lésion des fdires musculaires des vaisseaux , soit par la lésion des nerfs vaso-moteurs. De là , deux sortes d’inflammations liien distinctes, que j’ai appelées musculaires et nerveuses., et dont j’ai soigmeusement indiqué les principaux caractères.
Lnfin, les inflammations diffèrent encore les unes des autres par la nature des exsudais qui les
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accompag’nent. Ces exsudais sont formés au moins par cinq sortes de produits : ralbiimine, la fdjrine, les matériaux pyog’éniques, les matières tuljerculeuses, et enfin les principes g-outteux. De là, cinq variétés d’inflammations : la séreuse, la 'pseudo-meuihraneuse, la purulente, la tuberculeuse et la rjoiitteuse.
En résumé, l’inflammation présente trois formes, deux natures et cinq variétés. Ces dix éléments morbides se combinent entre eux de toutes les manières et c’est ce qui explique pourquoi l’inflammation, au fond toujours la même, présente cependant tant de diversité dans ses symptômes.
Gomment traiter l’inflammation.
Un premier point, c’est de combattre ses causes en éloig*nant du malade tout ce qui peut paralyser les vaisseaux ou entretenir leur paralysie.
Cette indication remplie, il faut, à l’aide d’un traitement méthodique, amener la terminaison de l’inflammation. Or, cette terminaison peut s’effectuer de quatre manières différentes : par résolution , par cicatrisation, par délitescence et par le passag’e à l’état chronique.
Résolution. — Elle se produit lorsque les vaisseaux enflammés g'uérissent de leur paralysie, et reviennent à l’état normal. Comme l’inflammation n’est, en définitive, qu’une paralysie des vaisseaux, il est clair qu’elle doit disparaître aussitôt que les vaisseaux cessent d’être paralysés. Or, quand cela
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arrive, on dit qu’il y a eu résolulion de l’inflammalion.
Cicatrisation. — Dans cette terminaison de l’inflammation, les vaisseaux malades ne sont point gTiéris, loin de là, ils sont détruits et remplacés par un nouveau tissu, dit cicatriciel. Cette terminaison, par cicatrisation a pour ainsi dire quelque chose de traumatique, et rappelle le chirurgien amputant les membres qu’il ne peut conserver. La résolution, qui g’uérit sans rien détruire, est au contraire essentiellement médicale.
Délitescence. — Dans cette terminaison de l’inflammation, on ne g’uérit ni ne détruit les vaisseaux malades, on se borne à modifier les tissus enflammés, en ralentissant de diverses façons la circulation g’énérale, et en diminuant ainsi l’afflux du sang* dans les vaisseaux paralysés. Sans doute, c’est encore là une g’uérison, mais elle est toute palliative. En effet, comme on n’a pas touché aux vaisseaux, ils restent paralysés, et le mal se reproduit aussitôt que la circulation g’énérale est rétablie et que le sang* afflue de nouveau dans les capillaires paralysés.
Passage à l'état chronique. — C’est plutôt l’absence de terminaison de l’inflammation qu’une terminaison véritable. On l’observe lorsque les vaisseaux paralysés restent indéfiniment dans le même état sans se g-uérir ni se détruire, et que la circulation g’énérale ne présente aucune des modifications amenant la délitescence.
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Les quatre terminaisons de l’inflammation qu’on vient d’indiquer comprennent tous les cas, aussi bien ceux qui g*uérissent spontanément que ceux traités par le médecin. Toutes les médications employées contre l’inflammation produisent donc ou sa résolution, ou sa cicatrisation, ou sa délitescence, ou son passag’e à l’état chronique.
De toutes ces terminaisons, la résolution est sans contredit la plus désirable, car seule elle amène une g’uérison parfaite, en remettant les tissus malades dans leur état normal.
La cicatrisation est excellente dans bien des cas, mais, dans d’autres, elle laisse après elle des lésions org’aniques fâcheuses ou même mortelles.
La délitescence est rarement bonne. Outre qu’elle est simplement palliative, le ralentissement de la circulation c[ui raccomp'ag’ne est fort dang’ereux en lui-même, et peut devenir une cause de maladie ou de mort.
Enfin la terminaison par l’état chronique est parfois satisfaisante ; mais elle a toujours l’inconvénient gTave de ne g-uérir qu’à moitié et de substituer seulement une maladie chronique à une affection aig’uë.
Je le répète donc, la meilleure g’uérison de l’inflammation c’est celle que donne la résolution. Cependant, si l’on passe en revue les diverses médications employées actuellement dans le traitement de l’inflammation , on n’en trouve aucune qui remplisse l’indication si simple et pourtant si capi-
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laie de gaiérir l’inflammation , en rendant le mouvement aux vaisseaux paralysés. J’ai essayé de combler celte lacune de la thérapeutique en instituant une nouvelle médication, qui g'uérit la paralysie des vaisseaux et attaque l’inflammation dans son principe meme.
Paris, 27 novembre ISGü.
d'' tony MOILIN.
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