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NOUVELLE THÉRAPEUTIQUE

au delà de quelques minutes. Les courants électriques actuellement employés sont donc de véritables médicaments, et leur manière d’ag*!!’ ne diffère pas de celle des substances toxiques qui, elles aussi^ ont pour caractère de ne pouvoir être administrées d’une manière indéfinie sans causer des accidents.

L’électricité réellement physiolog'ique est toute autre ; elle est assez faible pour ne produire aucun désordre sur son passag’e; sag’ement employée, elle peut être continuée indéfiniment sans amener aucun malaise, aucun trouble fonctionnel. C’est un véritable aliment, c’est-à-dire qu’elle entretient les propriétés vitales des éléments histolog’ïques au lieu • de les détruire, et que son emploi continuel et journalier ne peu! qu’accroître la vitalité des cellules et favoriser l’accomplissement des phénomènes vitaux.

' .\utre point important. Les courants électriques ne doivent pas être employés au hasard, mais ils doivent être appliqués sur les points de la peau qui correspondent par action réflexe avec les org’anes malades. Le médecin étudiera ces relations des tég'Liments avec les parties sous-jacentes, et g-râce à cette connaissance il pourra localiser l’emploi de ses courants électriques et les dirig-er sur tous les org-anes.

En résumé, la nouvelle thérapeutique que je conseille repose sur les deux principes suivants :

1" Employer des courcmfs électriques extrêmement faibles , les plus faibles quon puisse trouver. Il faut que ces courants ressemblent exactement à ceux qui circulent dans nos tissus , et qu’on puisse en continuer l’usag’e sans interruption, jusqu’à parfaite g’uérison du mal et sans qu’on ait jamais à craindre de provoquer aucun accident.

2® Localiser ï action des courants électriques. Pour cela on les appliquera sur les points de la peau qui correspondent aux org’anes malades, de sorte que l’électricité artificielle qu’on ajoute au corps pénètre précisémentj dans ces org’anes où sa présence est nécessaire, et n’aille pas ailleurs.

Si maintenant nous comparons la nouvelle thérapeutique à l’ancienne, si nous recherchons les caractères distinctifs qui les séparent l’une de l’autre, nous trouvons entre elles la différence suivante :

La thérapeutique ancienne, malg’ré la multiplicité apparente de ses moyens , se home toujours à produire un seul et même effet : paralyser, affaiblir ou détruire la vitalité des éléments histologâques.

La nouvelle thérapeutique produit aussi un effet unique, mais absolument contraire. Elle favorise, elle accroît, elle rend plus durables les propriétés vitales des éléments histolog'iques.

La différence de ces deux méthodes thérapeutiques se comprend aisément en théorie ; mais c’est surtout dans la pratique qu’elle devient saisissante, g’ràce aux résultats différents qu’elles donnent lorsqu’on les applique au traitement des maladies.

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Ma pratique, à cet ég’ard , ne me laisse aucun doute. Jamais, je puis le dire avec org’ueil , je n’ai g’uéri autant de malades atteints d’affections plus rebelles et plus incurables que depuis le moment où j’ai renoncé de la manière la plus absolue à l’usag'e de tous les médicaments, pour employer exclusivement, et dans tous les cas sans exception, les courants électriques très-faibles appliqués sur la peau d’une manière méthodique.

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