NO U VELLE TH ÉRAPE U TIQUE
tlamniés, on peut combattre rinflammation dans sa eause première et dans son essence, et se j3orner simplement à g’uérir les vaisseaux paralysés en leur rendant la contractilité qu’ils ont
perdue; en un mot, au lieu d’employer des ag’onts (|Lii détruisent ou affaiblissent les propriétés vitales des éléments histolog-iques, on peut recourir à des ag-ents qui accroissent et entretiennent ces mêmes propriétés.
Mais , pour trouver ces ag*ents , la première condition c’est de savoir en quoi consiste la vie des cellules. Pour qu’une cellule soit vivante et fonctionne bien, il faut d’abord qu’elle soit intacte matériellement et qu’elle renferme dans son intérieur des substances eonvenablement élaborées. Mais ce n’est pas tout, outre ees eonditions matérielles, il faut que les eellules, pour vivre et fonctionner, soient le siég’e de courants électriques très-faibles qui circulent dans leur intérieur en leur donnant le mouvement et la vie. Sous ce rapport, nos éléments histologâques ressemblent aux appareils télég'rapbiques qui , pour fonctionner, ont besoin de deux elioses : 1° l’intég'rité matérielle de leurs org’anes ; 2” les courants électriques qui les parcourent et mettent leurs org^anes en mouvement.
Cette nécessité de l’électricité pour entretenir les propriétés vitales des éléments bistolog'iques n’est pas douteuse et a été prouvée par l’expérienee directe. M. du Bois-Raymond a trouvé que les tissus vivants, les tubes nerveux, les cellules nerveuses, les’ libres
musculaires, les cellules des g'iaudes, le tissu de la peau sont traversés par des courants électriques très-faibles, courants qui disparaissent aussitôt que la vie des cellules vientàs’éteindre. L’expérience est surtout facile pour les deux éléments histolog'iques les plus importants, les nerfs et les fibres musculaires. Tant que ces deux éléments conservent leur excitabilité et leur irritabilité, ils sont traversés par des courants électriques, courants électriques qui cessent aussitôt que ces deux propriétés vitales se sont éteintes et que la vie a disparu.
Sur le vivant, la diminution ou la suppression des courants électriques des cellules se rencontre trèsfréquemment et est certainement la cause la plus commune des maladies. Tantôt les éléments histologiques ne dég’ag’ent pas d’électricité parce qu’ils se trouvent exposés à une température trop basse qui s’oppose aux combinaisons chimiques et ralentit la marche des courants. D’autres fois, c’est parce qu’ils ne contiennent pas, dans leur intérieur, des matériaux combustibles propres à produire de l’électricité. D’autres fois, c’est parce que le sérum ne leur offre pas en quantité suffisante les principes , comburants, ég’alement indispensables à la production des courants électriques, etc. Ces lésions des cellules par défaut d’électricité sont, je le répète, de beaucoup les plus fréquentes ; de plus, elles sont assez facilement curables, et partant plus intéressantes à traiter.
Gela posé, quand des éléments histolog-iques sont
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malades et cessent de remplir leurs Ibnctions, faute de dég’ag’er de l’électricité, que faut-il faire pour les g-uérir et rétablir la santé? La réponse est bien simple; il faut leur fournir d’une manière artificielle l’électricité qui leur manque, et les mettre ainsi en état de remplir leurs fonctions comme auparavant. Ge n’est là, en définitive, qu’une nouvelle conséquence du principe hippocratique qui domine la médecine et en constitue la g’rande loi thérapeutique. Ge principe, c’est qu’il faut retirer du corps ce qui lui nuit et lui donner ce qui lui manque. Ainsi, quand on souffre de la soif ou de la faim, on fait immédiatement disparaître ces souffrances en prenant les aliments et les boissons dont on a besoin. De même quand on souffre du froid et que l’économie ne produit pas du calorique en quantité suffisante pour entretenir sa température propre, on fait cesser cet état fâcheux en réchauffant le corps d’une manière artificielle et en remplaçant la chaleur naturelle absente par du calorique empi’untéàl’extérieur. De même encore, quand on a trop chaud, et que la sueur et la perspiration pulmonaire ne refroidissent pas le corps suffisamment vite, on fait disparaître ce malaise en rafraîchissant le corps d’une manière artificielle à l’aide de boissons froides qu’on ing’ère. Ge qui est vrai pour les aliments, les boissons, le froid, le chaud, l’est aussi pour l’électricité. Gelle-ci est un élément indispensable à la vie; et, quand elle manque, il en résulte des paralysies des éléments histolog’iques, cause d’indisposition ou de maladie.
T. MOILIN.
Quand donc l’org-anisme souffre d’un manque d’éleelricilé, on fera disparaître sa souffrance en lui laissant absorber de l’électricité artificielle empruntée à l’extérieur, électricité artificielle qui suppléera à l’électricité naturelle absente et en remplira toutes les fonctions.
Mais, pour être utile et pour remplir le rôle qu’on lui impose, il est absolument nécessaire que l’électricité artificielle dont on se sert satisfasse à certaines conditions. En premier lieu, il faut qu’elle soit, autant que possible, semblable à celle circulant normalement dans les éléments histologâques, afin de pouvoir la suppléer d’une manière parfaite et d’être apte à en remplir toutes les fonctions. Or l’électricité physiologique a pour caractère d’être excessivement faible. On ne peut constater son existence qu’à l’aide des g’alvanomètres les plus sensibles, et, en circulant dans nos tissus, elle ne donne lieu à aucune lésion, à aucune sensation douloureuse, à aucun trouble fonctionnel. Nous vivons sans avoir la conscience du mécanisme de notre vie, et si l’électricité anime nos cellules, c’est tout à fait à notre insu. Or les courants électriques employés actuellement dans la pratique médicale ne ressemblent nullement aux courants électriques physiolog’iques ; ils sont beaucoup plus intenses ; leur application cause des douleurs violentes, des convulsions; elle désorg’anise les tissus, laisse après elle une g’rande prostration ; enfin elle est si pénible et si violente qu’il est impossible d’en continuer 1 usag’e