DU TRADUCTEUR. XIII
le moi substantiel pouvait apimraUre , être phénomène, être connu , il serait une substance qui en supposerait une autre comme sujet, puisque par hypothèse il serait phénomène , et que tout phénomène suppose réalité substantielle ultérieure inaperçue.
Mais alors cette réalité substantielle qui serait sous le phénomène moi, serait la yéritable substance du moi ; et comme elle ne serait pas elle-même phénomène, à moins de lui supposer à son tour une troisième substance, et ainsi de suite à l'infini, le moi substantiel ne peut donc pas être connu de lui-même.
Et cependant il s'affirme. S'affirmerait-il donc sans se connaître? —Sans se connaître, oui ; sans se concevoir, non; deux choses fort difi"érentes et que l'on confond sans cesse.
Mais n'anticipons point sur la psychologie rationnelle : constatons seulement que la proposition qui a occasioné cette courte discussion n'est point en harmonie avec le reste de la doctrine de Kant. Disons pourtant que dans son Anthropologie il parle encore d'une aperception du moi sous les phénomènes de conscience, et qu'il appelle cette aperception conscience logique.
2o Nous trouvons encore, à l'occasion delà distinction des sciences en empiriques et en rationnelles, que l'auteur considère la pesanteur et la fluidité comme des qualités empiriques (p. 199). Cette assertion serait susceptible d'une distinction qui la rendrait fausse en un sens , savoir : en ce que la force qui détermine la chute des graves, force qu'on appelle proprement pc-