DEP
i MORALE GÉNÉRALE 19
$ toujours permis de suivre les conseils des supérieurs, et vis-à-vis de la volonté la conscience même invinci-
; blement erronée — parce qu’elle est le jugement pra-
tique de la raison —- à toujours le droit de préséance.
37. Il n’est pas permis de suivre les conseils de la conscience vinciblement erronée, quant à ses
compte. Le conseil n’impose pas obligation. De plus, celui qui agit avec une conscience vinciblement erronée est dans l’erreur volontaire. L'acte défendu qu’il va commettre lui est imputable, puisqu'il le veut, au moins dans la cause. Ilne peut pas invoquer l’obligation d'agir, il n’y en a pas dans le cas supposé, — Quand la conscience vinciblement erronée commande ou défend, il faut tenir compte de ses ordres. En ne tenant pas compte des ordres de la conscience vinciblement erronée, nous faisons ce que nous croyons être mal, Parce que — qu’elle commande ou qu’elle défende —- c’est toujours quelque chose réputé bon qu’elle propose. Notre devoir est done de nous débarrasser de cette Conscience pour arriver à la certitude «1 sujet de la bonté ou de la malice de l'acte à faire ou à ne pas faire.
étés
% 38, Lorsqu'il s’agit de la fin ultime ou d’un danger à éviter absolument, il faut suivre l’opinion la plus sûre, — L'obligation d’arriver au bonheur éternel — fin ultime — ne souffre pas d’exception. Il est donc nécessaire de prendre les moyens les plus efficaces et de laisser de côté les autres si nous voulons arriver sûrement au but. Il en est de même des dan- 8ers que nous devons absolument éviter parce qu'ils nous empêcheraient d’arriver à notre fin. Étant dans la stricte obligation d'atteindre tel but, nous sommes absolument tenus d’écarter les obstacles qui nous en
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