GANGRÈNE FOUDROYANTE — TRAITEMENT
avait déjà rejoint l’épaule et s’étendait sur les côtés du tronc. Le malade était au début de l’agonie, la température à 36, la peau froide, visqueuse, l’œil vitreux. La désarticulation de l’épaule est faite. Quoique le malade ne fût pas endormi, il ne pousse cependant aucun cri. On enlève de grands morceaux infiltrés et on fait des injections d’eau phéniquée. L’amélioration survient, et plusieurs mois après, le malade était entièrement guéri.
En juin 1871, un second malade se présente pour une fracture compliquée siégeant au tiers inférieur de l’avant-bras. Les symptômes suivent à peu près la même marche que dans le cas précédent. La désarticulation de l’épaule est encore pratiquée au moment où le malade est dans un état qui semble désespéré ; on rapproche les lambeaux après avoir lavé avec de l’eau phéniquée. Le matin suivant, l’opéré avait changé d’aspect, et trois mois après, il était complètement guéri.
Nous avons cru devoir rapporter* ces deux observations; elles sont tirées de la très bonne thèse d’un ancien interne des hôpi taux de Lyon ( Essai sur la gangrène foudroyante traumatique , Jubin. Paris, 1876) et indiquent parfaitement la conduite à tenir :
Amputer de suite la partie mortifiée, si l’opération est possible et si elle est acceptée ;
Amputer même au milieu des parties commençant à se gangrener.
Si le siège de la lésion ne permet pas l’opération, pratiquer de nombreuses incisions dans les tissus pour éliminer les gaz et les liquides putréfiés, et faire des irrigations avec de l’eau phéniquée; l’acide phénique est, en effet, un puissant antiseptique, et bien que, dans le cas particulier qui nous occupe, il ait souvent été employé sans succès, c’est encore à lui qu’il faudra recourir jusqu’à ce que l’expérience nous ait indiqué une substance capable d’agir avec plus de certitude sur le microzoaire, cause probable de l’infection .
En résumé :
QUINZIEME LEÇON
GANGRÈNES TRAUMATIQUES
nés
Gangrètraumatipar des- (
ques truction directe des tissus.
Par compression.
Par contusion.
Par causlication.
Par uslion.
Par congélation.
Par fulguration.
Il y a de la gangrène à la suite du traumatisme, il n’y a pas de gangrène traumatique unique.
Quelquefois grangréne immédiate.
Quelquefois gangrène consécutive.
Le processus gangréneux varie suivant telle ou telle cause traumatique.
Tel caustique détermine telle escarre :
Escarre noire de l'acide sulfurique ;
Escarre jaune de l’acide nitrique;
Escarre noire et diffluente de la potasse caustique.
Dans les brûlures, gangrène sèche.
Dans les gelures, gangrène humide. •
Sensibilité au niveau du sillon d'élimination.
Interruption de la circulation.
Quelquefois épanchement sanguin.
Inflammation, gangrène consécutive.
Aclion plus rare. Pratique de Gensoul.
les parties traumatisées, par l’intermédiaire du sang.
nés
Gangrè- 1 traumatipar lè-
Gangrénes
traumatiques.
ques sions vasculai res.
Ligature
) des
plaies
) artères.
Ligature
1 des
plaies
) veines
Aclion directe sur Action indirecte,