GANGRÈNE SYMÉTRIQUE DES EXTRÉMITÉS— SYMPTOMATOLOGIE
les accidents peuvent disparaître. La circulation se rétablit; les doigts, auparavant livides, reprennent leur état naturel, et de tous ces premiers phénomènes il peut ne plus rester qu’une sorte de tubercule conique. Les doigts, à ce moment, sont effilés, d’un aspect flétri, comme chagriné.
3° Quelquefois de véritables escarres se forment, et la chute des ongles n’est pas très rare.
4° Il peut aussi se faire que cette espèce de gangrène affecte également la forme momifiante. La teinte noire s’accentue dès le début, soit au niveau de la phalangette, soit au niveau de l’ongle. Le sillon éliminateur se prononce, et l’on voit la partie nécrosée s’éliminer : cette période d’élimination se prolonge pendant un temps quelquefois très long, temps qui peut varier de quelques mois à une année.
Ces phénomènes s’accompagnent habituellement d’une sensation douloureuse des plus pénibles .^Getté douleur, au moment des accès, prend souvent une intensité effrayante. C’est surtout au moment où la teinte cyanique est plus apparente que la douleur est plus violente; alors même que la période de souffrance extrême est passée, les parties restent encore dans un état de susceptibilité spéciale et les malades redoutent constamment le moindre contact.
La maladie peut offrir une sorte d’intermittence, parfois quelque chose d’analogue à la périodicité, comme il arrive dans les cas de gangrène sénile. L’état général du malade reste souvent complètement indemne, et rien dans les fonctions générales ne trahit une lésion sérieuse de l’organisme. Ces symptômes peuvent, du reste, se grouper sous forme de tableau général qui vous permettra d’en saisir plus facilement l’ensemble.
Cerne. — Pulli. dur.
QUINZIÈME LEÇON