ET PÉDAGOGIE
Cours de physique, à l’usage des classes de lettres, par M. E. Fernet, ancien Professeur au Lycée Saint-Louis, Inspecteur général de l’Instruction publique. L’Ouvrage, rédigé d’après les programmes d’Aoùt 1880, est divisé en quatre parties :
CLASSE DE philosophie : Révision et compléments, t vol. ia-18 avec 72 ligures dans le texte.
Cartonné 2 fr.
Il a paru antérieurement de ce même cours de Physique :
CLASSE DE TROISIÈME : Pesanteur, équilibre des liquides, chaleur. 1 vol. in-18, cartonné. 2 fr. 80 CLASSE DE SECONDE : Acoustique, Optique. 1 vol.
in-18, cartonné 2 fr. 25
CLASSE DE RHÉTORIQUE : Magnétisme, Electricité.
1 vol. in-18, avec figures, cartonné . 2 fr. 25
Nouvel Atlas classique, dressé conformément aux nouveaux programmes, par M. G. Quesnel, professeur à l’école Monge. Deuxième partie : l’Europe (moins la France), contenant 18 cartes du format 47 x 58. Prix : Cartonné . 12 fr.
L’Atlas contient les cartes suivantes :
Europe physique. — Europe politique. — Europe hypsométrique. — Bassin du Rhin. — Bassin de l’Elbe et de l’Oder. — Bassin de la Baltique. — Bassin du Danube. — Bassin du Pô. — Suisse. — Belgique et Pays-Bas. — Allemagne. — Autriche et Hongrie. — Péninsule hellénique. — Italie. — Espagne et Portugal. — [les Britanniques. — Etats Scandinaves. — Russie d’Europe.
Chaque carte est vendue séparément. 80 c.
Anatomie et Physiologio, Zoologie. Cours professé à l’Ecole normale Supérieure d’institutrices (Fontenay-aüx-Roses), parM. Sta- 4 nislas Meunier, Docteur 6s sciènces. Ouvrage rédigé pour l’enseignement primaire supérieur des femmes. 1 vol. in-18 avec 397 figures dans le texte 4 fr.
r«us.-tov. i'aul nuroifi; — ici.) 155.3. 83.
brimer l’avait vu antérieurement, l’influence quelquefois favorable d’une excitation nouvelle pour faire cesser la stase primitive.
Pendant que se produisent ces phénomènes spéciaux, soit du côté des vaisseaux capillaires, soit du côté de la circulation, d’autres faits d’une grande importance se manifestent dans les espaces intervasculaires. On voit apparaître plus ou moins loin des vaisseaux des éléments globulaires nouveaux. Ges éléments, pour quelques auteurs, viennent de modifications subies par les éléments préexistant de la région enflammée. En 1867, reprenant les expériences de Waller ( Microscopie Observations on the 'perforation ofthe capillaries bp the corpuscules ofthe blood and the origin of mucus and pus globules, 1846), de Addison ( Consumptand Scroph., 1849), de Zimmermann ( Procès , Vereinreit 1852), Cohnheim chercha à établir que les globules blancs du sang pouvaient traverser les parois vasculaires, et que, s’infiltrant ainsi au milieu des éléments anatomiques de la partie enflammée, ils allaient constituer directement les nouvelles cellules que l’on constatait à un moment donné.
Suivant l’auteur allemand, les globules blancs apparaissent tout d’abord d’une forme ovoïde ; puis cette forme devient un peu triangulaire ; ils émettent ensuite quelques prolongements amœboïdes, et, grâce à quelques mouvements , parviennent bientôt à percer la paroi vasculaire. 11 existerait, du reste, dans les vaisseaux quelques ouvertures que l’auteur appelle des stomates qui favoriseraient singulièrement cette émigration cellulaire. Purvès ( The Passage of white corpuscules throught the capillaries 1873), Hering et Schklazewsky (Hayem, Revue des sciences médicales , 1874), ont bien démontré plus tard que les prétendues stomates n’existaient jamais, mais Cohnheim en a été quitte pour affirmer alors que les vaisseaux se laissaient traverser parce que l’inflammation en avait tout d’abord altéré la paroi.
Gomme malheureusement il est arrivé souvent pour ces faits
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assez difficiles à bien voir, les uns les regardent comme parfaitement exacts ; d’autres les nient à peu près complètement ; d’autres n’en acceptent la réalité que dans quelques circonstances exceptionnelles et rares. Ainsi Coccius, Allen, Webb, Kolliker, Prussack, Kremianski ( Wien und Wesch , 1868), Hâyeml (Note sur. la suppuration étudiée sur le mésentère , la langue et le poumon de la grenouille 1870), Vulpian, (. Académie de Médecine, 1870), Morel, Corn il et Ranvier reproduisent en partie les mêmes expériences et arrivent aux mêmes conclusions. Virchow indique même dans un langage figuré que dans quelques circonstances les globules blancs arrivent à traverser les parois vasculaires comme de véritables aiguilles.'
Au contraire, Koloman-Balogh (Arch.de Physiologie, 1869), Feltz, Duval, Stricker, Picot affirment n’avoir jamais pu constater ce passage des globules blancs au travers des parois; ls acceptent l’accumulation des leucocytes du sang le long de la face interne de la paroi; ils ont vu les mouvements amœboïdes, mais n’ont jamais pu observer le phénomène véritable de Fémigration.
Pour ces derniers auteurs, Cohnheim et Waller ont été victimes d’illusions ; les prétendus globules blancs extravasés ne sont que des corpuscules du tissu conjontif ou des cellules qui entrent dans la composition des parois vasculaires.
A la période de contraction et de dilatation succède en dernier lieu une période de stase. La circulation du sang se ralentit alors de plus en plus, des coagulations s’effectuent, des déchirures plus nombreuses s’accentuent par des plaques hémorragiques plus apparentes.
Le tableau vous permettra, je l’espère, de vous représenter plus facilement cette symptomatologie, assez difficile, du reste, à bien suivre dans les diverses phases que nous venons de vous exposer.
Inflammation — phénomènes micrographiques 4i
La figure suivante, tirée de l’ouvrage de Picot, sur les processus morbides, vous donnera une idée assez exacte des phénomènes que nous venons de passer en revue.
Fi o. 3. — Des si n exact d’une portion de la me ml) rane inter digitale d’une jeune grenouille,
après y avoir déposé une goutte d’alcool concentré.
On voit dans la gravure une arière et une veine situées- un peu plus profondément que le foyer de l’instrument. Un plexus intermédiaire formé de vaisseaux capillaires les réunit et les recouvre. On voit, disséminées çà et lé, dans toute la préparation, des cellules pigmentaires de volume variable. Du côté gauche de la ligure, on reconnaît que la circulation est encore active et naturelle. Vers la partie moyenne, elle se ralentit déjà et la colonne sanguine est animée de mouvements oscillatoires; les qorpuscules se sont pressés les uns contre les autres. Dp côté droit, la congestion est complète et il y a déjà exsudation.
A. Veine profonde en partie hors du foyer. Le courant sanguin présente une teinte foncée ; il est moins rapide que dans l’artère. Les deux courants se font en sens opposé. Les espaces lymphatiques de chaque côté, remplis d’un plasma légèrement jaunâtre, sont très apparents et contiennent un certain nombro de globules incolores qui semblent y adhérer ou se mouvoir lentement le long des parois du vaisseau.
B. Arière profondément située, hors du foyer. Le courant sanguin y est tellement rapide qu'il est impossible de rien distinguer, hormis une large bande jaune rougeâtre, bordée de chaque côté par un espace plus clair.
G. En cet endroit, un vaisseau capillaire s’est rompu et il s’est produit une extravasation sanguine, se montrant tous la forme d’une tache rouge brunâtre. En D, il y a congestion; les corpuscules sanguins paraissent plongés dans une masse rougeâtre semi-transparente, remplissant tout le vaisseau. Dans les espaces situés entre les capillaires, la membrane semble épaissie et moins transparente; cela tient en partie à l'action de l’alcool et en partie à la présence de l’exsudât. Ce dernier remplit complètement certains espaces; ailleurs il enveloppe seulement les vaisseaux d'une simple couche, (Bennett, tome 1". )
Eu somme, les phénomènes micrographiques vasculaires peuvent sc grouper en trois périodes :
i Période spasmodique, j Période de dilatation,
' Période de stase.
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