DES VEINES
I 1° Les thromboses veineuses les plus fréquentes sont les thromboses marastiques
2° Le caillot se forme habituellement au niveau d'une valvule.
3° Caractère de Lancereaux : l'extrémité inférieure présente deux petits renflements qui correspondent à deux dépressions de la vavulve.
4° Pas d'adhérences sérieuses à la paroi vasculaire et désagrégation facile. Production d’embolus.
5° Dans les veines secondaires, prolongements avec un petit renflement à l'extrémité. Désagrégation assez facile.
6° Siège surtout aux veines des membres inférieurs.
7» Dans les sinus, le caillot est triangulaire, sans empreintes
I 1° Si la veine est accessible à l'exploration, perception d'un cordon dur.
2» Si la thrombose est marastique, le caillot se forme plutôt au membre inférieur gauche.
3° Œdème consécutif.
Douleurs.
Douleur du mollet. j Excitation du nerf saphène in'erne ; Cause. | distension de la veine.
4° Quelquefois phénomènes inflammatoires concomitants dans le voisinage. Abcès locaux.
A. Anatomie pathologique.
valvulaires.
Tantôt évolution organisatrice. Celle dernière évolution tient souvent à un peu d’inflammation que le caillot a déterminée dans la paroi vasculaire.
Tantôt évolution régressive.
/ Le caillot est plus adhérent, évolution 1 régressive plus fréquente. Pseudoj pus. Embolies. Résorption puru-
I Propriétés septiques du caillot.
Propriétés septiques des embolus qui se détachent.
/ de la rate.
Engorge- 1 des intestins,
ment. j de l'estomac, ( du péritoine.
Quelquefois ruptures vasculaires. Hémorragies.
! accidents encéphaliques,
Sinus longitudinal supérieur.
épistaxis.
LjJlolu.vloy
projection en dehors du globe oculaire.
I œdème douloureux de la région au- I riculaire postérieure.
«on au-
De l’ulcération. — Les solutions de continuité par cause externe ou par vulnération se divisent en cinq catégories : Plaies, — Conlusions, — Ruptures, — Fractures, — Escarrifications. — Les solutions de continuité par cause interne se divisent aussi en cinq catégories : A la plaie correspond l’ulcération, — A la contusion correspond l'hémorragie spontanée, — A la rupture et à la fracture de cause externe correspondent les ruptures et les fractures spontanées, — A l’escarrification par brûlure, par gelure ou par causiicalion correspond la gangrène spontanée. — Définition de l’ulcération. — Phénomènes de l'ulcération. — Première période, ou période congestive et inflammatoire. — Deuxième période, ou période d’altération nutritive. — Théories de l’ulcération. — Théorie ancienne. — Théorie de Hunier: Absorption interstitielle, — Absorption progressive, — Absorption ulcérative. — Cette théorie ne s’appuie sur aucune preuve positive. — Théorie actuelle, ou théorie de la gangrène moléculaire. — Preuves à l’appui de cette théorie. — L’ulcération n’est qu’une forme de gangrène.
Messieurs,
Après l’étude des infarctus, des embolies et des thromboses, il nous semble tout naturel de nous occuper de la question de rulcération, des ulcères et des fistules.
De Vulcération. — Lorsqu’une solution de continuité existe au niveau de nos tissus, tantôt cette solution de continuité est le fait d’une violence extérieure. On dit alors qu’elle est de cause externe , traumatique , 'par vulnération. Tantôt la solution de continuité se réalise naturellement, sous l’influence d’un travail pathologique spécial. Elle est dite alors de cause interne.
De môme que les solutions de continuité de cause externe s’opèrent suivant divers modes spéciaux de traumatisme, de même les solutions de continuité de cause interne peuvent aussi
se diviser en quelques groupes particuliers. Rapprochement important à vous signaler : on peut et l’on doit distinguer autant de groupes de solutions de continuité par cause interne que par cause externe.
Or, les solutions de continuité par cause externe, y>ar ration , pouvant se ramener aux cinq modes spéciaux suivants : 1° Par plaie,
2° Par contusion,
3° Par rupture,
4° Par fracture,
5° Par escarrification :
Brûlure,
Caustiques,
les solutions de continuité de cause interne doivent aussi se diviser en cinq catégories :
1° A la solution de continuité par plaie correspond la solution de continuité de cause interne dite par ulcération.
2° A la solution de continuité par contusion correspond la solution de continuité de cause interne dite hémorragie spontanée.
3° et 4° Il j a des fractures et des ruptures spontanées, comme il y a des fractures, des ruptures par violence extérieure.
5° Enfin, à la solution de continuité par escarrification traumatique correspond la solution de continuité par gangrène spontanée.
Autre remarque que vous noterez. L’analogie entre les solutions de continuité par violence extérieure et les solutions de continuité par cause interne est telle qu’il est souvent difficile de reconnaître à priori s’il s’agit de l’un ou de l’autre de ces deux modes de solution de continuité. Ainsi souvent vous ne pourrez pas distinguer un ulcère d’une plaie ordinaire. Souvent l’ecchymose que vous constaterez à la peau vous semblera tout aussi bien pouvoir se rapporter au fait d’une contusion qu’au fait d’une hémorragie spontanée. Une rupture d’un muscle, une fracture d’un os chez un cancéreux ne vous présenteront aucun caractère distinctif d’une rupture musculaire ou d’une
DE L’ULCÉRATION
fracture traumatique. Enfin la mortification par brûlure et la mortification par congélation offrent bien souvent des signes se rapprochant tout à fait de la gangrène spontanée sénile.
En d’autres termes, et en nous résumant, nous dirons :
1° Il y a une diérèse traumatique, diérèse par vulnération, diérèse par cause externe.
2° Il y a une diérèse de cause interne.
3° La diérèse traumatique comporte les cinq divisions suivantes :
a) La solution de continuité par vulnération ou la plaie;
b) La solution de continuité dite par contusion; l c) La solution de continuité dite par rupture;
! d) La solution de continuité dite par fracture; i / brûlure,
le) La solution de continuité dite] gelure,
par escarrification par ^ ) causti cation,
\ fulguration.
4U La diérèse de cause interne comporte aussi cinq divisions : ( a) L’ulcère;
l b) L’hémorragie spontanée;
' c) La rupture;
d) Ldi fracture;
! e) La gangrène spontanée.
I A la plaie correspond l’ulcère ;
1 A la contusion correspond l’hémorragie spontanée ;
5H ) A la rupture correspond la rupture de cause interne ; j A la fracture correspond la fracture de cause interne ; [ A l’escarrification correspond la gangrène dite spontanée.
6° Il est souvent difficile de pouvoir reconnaître si l’on a sous les yeux une solution de continuité de cause externe ou de cause interne.
Nous nous proposons aujourd’hui d’étudier seulement une des divisions de la diérèse de cause interne, Y ulcération.
Berne. — Path. chir.
L’orclre qui nous semble le plus naturel à suivre est le suivant. Nous nous rendrons compte tout d’abord du processus ulcératif d’une façon générale ; nous étudierons le résultat de ce processus morbide, c’est-à-dire l’ulcère.
De V ulcération en général. — Nous définirons l’ulcération ; nous décrirons les phénomènes que ce travail pathologique comporte ; enfin nous apprécierons les théories qui, aux diverses époques scientifiques, ont servi à en interpréter les symptômes.
Définition. — L’ulcération est un processus morbide essentiellement désorganisateur, s’accomplissant soit à la superficie des tissus, soit dans leur profondeur, déterminant plus ou moins rapidement des solutions de continuité, persistant habituellement longtemps, et qui a une tendance à progresser sans cesse et plus ou moins rapidement.
Cette définition, acceptée déjà par Sappey dans sa thèse de 1847, vous semblera bien plus facile à comprendre lorsque nous serons entrés dans quelques explications.
Lorsque l’ulcération survient dans une partie, voici les phénomènes que l’on voit se produire.
1° En premier lieu, on constate tout d’abord quelques symptômes inflammatoires locaux plus ou moins accentués. La partie rougit et devient un peu douloureuse ; les vaisseaux se dilatent et sont remplis d’une grande quantité de sang ; le plus souvent un peu d’œdème se manifeste dans les divers tissus qui doivent plus tard s’ulcérer.
2° Ces premiers phénomènes entraînent tout naturellement un peu de diminution dans la force de cohésion des parties. Cette diminution favorisera, comme on le comprend, à un moment donné, la solution de continuité. Une feuille de papier humectée de liquide offre nécessairement moins de force de cohésion, elle se déchire beaucoup plus facilement sous l’influence du moindre effort; de même les tissus plus imprégnés, plus infiltrés de liquides deviennent susceptibles d'une dissociation élémentaire plus facile.