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MODE DE FORMATION DES FISTULES

!• Une fistule peut se creer par suite/

,. , , .• . . . de cause interne,

dunesolution de continuité primi-

tive.

ou de cause externe,

qui s’est compliquée d'un amincissement extrême de la peau.

£• Par suite de la fonte d'une très grande quantité du tissu celluloadipeux d'une région (abcès de l’aisselle, par exemple).

3” Par suite de la mobilité continue des parties qui ont subi une solution de continuité.

Cette mobilité empêche la cicatrisation d’avoir lieu.

Îsoit d’un corps étranger, soit d’une esquille, soit d’une masse tuberculeuse en voie d’élimination.

Dans ces, cas production de fistules dites par absence de cicatrisation.

5" Par suite d'une trop grande perte de substance.

6" Par suite du passage permanent au niveau d'une solution de continuité d’un liquide de secrétion ou d'excrétion.

Dans ces cas, le travail de cicatrisation est retardé, vicié ; il y a, ou bien

adossement des muqueuses, adossement des muqueuses ou de la peau,

constitution d’un véritable orifice qui ne se cicatrise plus.

Dans ces cas, production de fistules dites par vice de cicatrisation.

Ou bien production de callosités.

TRAITEMENT des fistules en général

ÉTABLI SURTOUT d’aPRÈS CE QUE NOUS AVONS APPELÉ LA CLASSIFICATION PHYSIOLOGIQUE

1 1° Traitement local.

1° Dans les cas de fistules par absence de cicatrisation.

2° Trailement néral.

1° Enlever les corps étrangers.

2U Débrider les clapiers.

3° Exciser la peau amincie.

Injections.

Injections de Guibourt, de Villate.

je / Injection d'eau chaude

4° Donner à la membrane qui tapisse trajet l’impuls. plastique.

(Hufeland).

Cautéri- ( fer rOU"e’ ( électricité.

sation 1 caustiques,

5° Exciser quelquefois les callosités.

Être prudent dans la réalisation de ce conseil.

6° Débrider les rétrécissements trajet fisluleux.

du

Traiter le fistuleux.

Approprier un traitement général à la diathèse du sujet.

2° Dans les cas de fistules par vice de cicatrisation.

1° Empêcher toutf 1° Compression, d’abord le liquide! 2° Dilatation du conduit naturel, dévié de passer < 3° Création d'une voie nouvelle pour par la voie anor -I détourner dans un autre sens le

male. \ liquide dévié.

Ne pas s'exagérer l'importance de ce conduit.

2» Délruire l’orifice qui n’est plus susceptible de pouvoir se prêter à des phénomènes de cicatrisation; aviver les bords, ou mieux aviver les surfaces.

Phlegmon diffus. — Définition. — Indications sur l’historique de la maladie. — Anatomie pathologique. — Phlegmon diffus par nappe purulente. — Phlegmon diffus panniculaire. — Phlegmon diffus sous-aponévrotique. — Phlegmon diffus total.

— Symptomatologie. — Symptômes locaux. — Période de début. — Période de mortification. — Période d'élimination. — • Symptômes généraux. — • Diagnostic; facile quelquefois; d’autrés fois très difficile — Faire le diagnostic avec le bistouri. — Diagnostic différentiel du phlegmon diffus et du phlegmon par diffusion.

— Etiologie. — Causes spéciales. — Causes loûales de minime importance. — Causes locales d’importance sérieuse. — Causes générales. — Pronostic. — Nature du phlegmon diffus. — Quel est son siège ? — Traitement. — Traitement préventif. — Traitement curatif. — Indications locales. — Conseils de Chassaignac. ■ — Traitement général.

Messieurs,

Nous venons d’achever l’étude générale des grands processus morbides que nous nous étions proposé de passer en revue dans la première partie de nos leçons :

I L’inflammation;

La suppuration et les abcès ;

La gangrène;

Les infarctus, les thromboses, les embolies ;

Les ulcères et les fistules.

Nous pensons devoir ajouter à cette étude celle du phlegmon diffus, du furoncle, de l’anthrax et du mal perforant. Le phlegmon diffus, le furoncle, l’anthrax comportent, en effet, des phénomènes inflammatoires et gangréneux qui peuvent survenir dans presque toutes les régions du corps, et que

nous croyons devoir étudier par conséquent d’une façon générale, comme nous avons étudié l’inflammation et la gangrène.

Le siège spécial du mal perforant nous autoriserait à laisser de côté cette lésion. Nous avons pensé cependant devoir procéder différemment, pour vous donner ainsi une connaissance encore plus complète des phénomènes gangréneux et ulcératifs.

Du phlegmon diffus. — On donne habituellement le nom de phlegmon diffus à l’inflammation aiguë non circonscrite du tissu cellulaire sous -cutané ou profond, avec tendance à envahir rapidement de proche en proche les couches cellulaires voisines et à produire leur mortification. Cette définition, qui est celle que vous trouverez dans Follin et que l’on peut regarder comme provenant surtout de Béclard et de Dupuytren, laisse sans aucun doute encore beaucoup à désirer. Vous en saisirez mieux les imperfections, lorsque nous vous aurons décrit l’anatomie et la physiologie pathologiques dé ce processus morbide. Cette définition est, du reste, généralement acceptée.

Beaucoup d’auteurs ont considéré comme synonymes de phlegmon diffus les expressions de :

I Phlegmon érysipélateux,

Phlegmon gangréneux,

Érysipèle gangréneux,

Érysipèle phlegmoneux.

Ces expressions multiples indiquent que les caractères du phlegmon diffus n’ont pas été envisagés d’une manière identique par les divers pathologistes. C’est effectivement ce que l’observation démontre et ce que nous constaterons dans un moment.

L’histoire du phlegmon diffus est faite dans la plupart des traités de chirurgie que vous avez entre les mains. Dans l’ouvrage de Billroth, vous n’en trouverez pas cependant une description complète; l’auteur s’est contenté simplement de mentionner cette lésion sous le titre d’inflammations diffuses et suppuratives. Elles constituent, dit-il, ce que le chirurgien

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