‹ Leçons de pathologie chirurgicale générale (volume 2)Chapitre 17 sur 252 · C. Tissu inflammatoire interstitiel · texte numérisé non relu

C. Tissu inflammatoire interstitiel

f C. Tissu inflammatoire interstitiel.

> D. Masses indurées.

Tissu inflammatoire par excellence ; sera décrit plus tard.

Couches plus ou moins épaisses et étendues

Au niveau des séreuses principalement. Texture lamelleuse.

Consistance proportionnelle à l'ancienneté. Réalisent le tissu fibreux.

Hém. fréquente à leur niveau (hématocèle).

Se développe dans l'épaisseur même des tissus ou des organes.

Action plus nuisible; modifie les C' llules constitutives par compression direetg.

I Par compression des vaisseaux nourriciers.

/ Muqueuse.

\ Albumineuse.

Dégénérence.

Granulo- protéique.

i Grai

\ Granulo-graisseuse.

Sa production est quelquefois utile (cal).

Volume quelquefois considérable à la suite des in flammations péritonéo-puerpérales.

Sous quelle que forme qu’il se présente, le tissu in- Hyperplasie, .y

] Consécutives.

Hypertrophie.. ’

D. Masses indurées. .

flammatoirepersist ; longtemps, même indéfiniment ' Pas de résolution. ’

QUATRIÈME LEÇON

Symptômes généraux de l’inflammation. — Symptômes généraux communs. Symptômes généraux spéciaux. — Symptômes généraux communs. — Fièvre. — L état fébrile comporte : Troubles de calorification ; — Troubles de circulation ; — Modifications du sang; — Troubles de respiration; — Troubles de nutrition; — Troubles d'innervation ; — Troubles de calorification. — Augmentation de la chaleur.

— Causes de ce phénomène. — Théo ie du nivellement (Marey). — Théorie du moins (Traübe-Senator).— Théorie du plus (Liebermester). — Explication physique.

— Explication chimique. — Preuves expérimentales. — Preuves cliniques. — Raisonnements à l'appui de cette théorie. — Pourquoi les lésions locales inflammatoires n'entraiuent-elles pas toujours la fièvre? Pourquoi cette fièvre est-elle habituellement constante? Pourquoi la fièvre survient-elle au troisième ou au quatrième jour? Pourquoi la fièvre s'accompagne- 1 elle quelquefois de symptômes graves? Explication nerveuse. — Conclusions.

Messieurs,

Nous venons de passer en revue l’ensemble presque complet des phénomènes locaux de l’inflammation; si nous voulions nous astreindre à un ordre parfait, nous devrions actuellement achever cette étude des symptômes locaux et vous parler des néo- formations temporaires, c’est-à-dire delà suppuration. Nous avons cru devoir procéder, avons -nous déjà dit, d’une manière différente, et nous aborderons aujourd’hui l’étude des symptômes inflammatoires généraux.

Il est bien rare qu’une inflammation, même peu étendue, reste un phénomène local : au bout de peu de temps, le travail inflammatoire suscite une réaction générale; cette réaction représente les phénomènes généraux du processus inflammatoire. Divisons-les tout d’abord.

70 QUATRIÈME LEÇON

On peut diviser les symptômes généraux de l’inflammation en :

( Symptômes généraux communs,

^ Symptômes généraux spéciaux.

Les premiers dépendent essentiellement du travail inflammatoire lui-même, quels que soient le tissu ou l’organe emllammés.

Les seconds dépendent spécialement du tissu ou de l’organe atteints ; ils varient, en d’autres termes, suivant que l’on aura affaire à une inflammation de telle ou telle partie. Ainsi des symptômes spéciaux bien différents auront lieu suivant que l’inflammation frappera le poumon, le foie ou tel autre organe.

Nous devons, on le comprend, dans une étude générale, laisser de côté les symptômes spéciaux.

Passons en revue seulement les premiers.

Symptômes généraux communs. — Le plus souvent une inflammation locale développe une réaction générale à laquelle on donne habituellement le nom de fièvre. Le pouls s’élève, la peau devient plus chaude, le malade éprouve quelques symptômes plus ou moins accusés d’exaltation cérébrale; quelquefois il délire, le plus souvent ces phénomènes pathologiques diminuent assez rapidement et tendent à cesser. A ce moment vous constaterez fréquemment ce que l’on appelait volontiers autrefois des phénomènes critiques, soit du côté de la peau, soit du côté des intestins ou des reins, sous formes de sueurs, de flux diarrhétique ou d’urines plus abondantes et plus sédimenteuses.

Cette description générale que j’ai tenu à vous exprimer en peu de mots, pour vous donner comme un aperçu rapide de la question, n’est cependant ni suffisamment scientifique, ni suffisamment explicative. ■

La fièvre qui survient à la suite d’une inflammation locale est essentiellement caractérisée par l’accroissement de la combustion et de la température générale; elle est essentiellement caractérisée, comme l’a très bien dit Jaccoud, par l'élévation

INFLAMMATION — SYMPTOMES GÉNÉRAUX

durable de la température (calor præier naturam). Galien l’avait indiqué déjà. Mais elle comprend en outre plusieurs autres symptômes qu’il est convenable aussi de vous analyser.

En définitive, les divers phénomènes du processus fébrile doivent se diviser en six groupes pathologiques :

I 1 . Désordres de calorification ;

I 2. Désordres de circulation ;

] 3. Modifications du sang ; i 4. Désordres de respiration;

I 5. Désordre de nutrition ; >

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