‹ Leçons de pathologie chirurgicale générale (volume 2)Chapitre 221 sur 252 · R K UN ION SECONDAIRE · texte numérisé non relu

R K UN ION SECONDAIRE

Bientôt après, cette lymphe plastique se vascularisé ; elle apparaît à ce moment sous forme d’une surface mamelonnée.

On la désigne souvent alors sous le nom :

Ide membrane des bourgeons charnus, de granulation, de membrane granuleuse.

Les petits mamelons qu’elle présente sont constitués par de petites élévations coniques, assez régulières, plus larges à leur base, plus étroites au sommet.

Cette membrane n’étant constituée que par des couches plus ou moins épaisses de lymphe plastique vascularisée, le raisonnement conduit à penser qu’elle doit être indentique au niveau de tous les tissus, et c’est effectivement ce que '• l’expérience démontre.

Dans les plaies de la peau, des os, des muscles, cette membrane granuleuse est toujours identique, variable seulement dans des proportions minimes quant à la couleur, à la consistance et au volume des bourgeons.

Lorsque la plaie est arrivée à cette période, le premier mouvement inflammatoire ainsi apaisé, si l’on rapproche les bords de la solution de continuité, ils peuvent se réunir comme dans les cas de réunion par première intention, c’est ce que quelques auteurs ont appelé la réunion immédiate par seconde intention.

Si ce rapprochement n’a pas lieu, il se forme définitivement un tissu cicatriciel ; la cicatrisation est dite alors cicatrisation médiate par seconde intention pour quelques auteurs, cicatrisation par troisième intention.

En résumé:

f 1° Réunion immédiate (nous en avons parlé), t 2° Réunion secondaire.

3° Cette réunion / a) I.a réunion immédiate par seconde intention. f secondaire com j b) La cicatrisation médiate par seconde intention. (Ciea- \ porte. . . . ( Irisation par troisième intention de quelque auteurs.

Voici les phénomènes que l’on observe dans ces conditions.

Cicatrisation médiate par seconde intention. — 1° Les bourgeons charnus augmentent peu à peu de volume et tendent à s’élever jusqu’au niveau des téguments qui recouvrent les bords de la plaie, ils comblent ainsi tout d’abord la brèche plus ou moins considérable qui existait. Lorsque la cicatrisation se continue régulièrement, les bourgeons charnus s’égalisent ; simple tissu conjonctif embryonnaire au début, ils tendent à devenir de plus en plus du véritable tissu conjonctif.

2° On voit bientôt apparaître sur les bords de la plaie une petite pellicule mince, c’est un épiderme de nouvelle formation qui, partant de la circonférence de la solution de continuité, arrive bientôt à recouvrir, comme une espèce de vernis, toute la couche des bourgeons charnus. Les bords de la plaie, comme attirés au centre, se rapprochent peu à peu. Lorsque la brèche est ainsi comblée ; lorsque les bourgeons charnus égalisés sont devenus du tissu conjonctif, seulement tissu conjonctif plus vascularisé, lorsque la pellicule épidermique s’est étalée à ce niveau, la cicatrisation est achevée.

Le tissu cicatriciel , la cicatrice proprement dite, Y module de Delpech, est alors constitué. Ce tissu cicatriciel se compose donc, comme nous venons de l’indiquer, de deux parties : une première, provenant plus directement des bourgeons charnus, peut être considérée comme du tissu embryonnaire modifié dans le sens du tissu conjonctif ordinaire; une seconde, de nature épidermique, doit être regardée comme le résultat de la prolifération de l’épiderme même existant au niveau de la circonférence de la plaie.

Quelques auteurs ont bien affirmé que cet épiderme cicatriciel pouvait provenir directement de la mutation des cellules embryonnaires qui entrent dans la composition des bourgeons charnus ; mais pourquoi alors cette production épidermique ne se formerait-elle ainsi qu’au niveau des bords de la circonférence, là où l’ancien épiderme cutané existe? 11 a bien été

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