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COUP DK CHALEUR — TRAITEMENT

mal. Ace moment, il faut chercher à placer sans retard le malade dans un lieu aussi frais que possible, enlever les vêtements, faire des lotions froides sur la figure et sur les membres, pratiquer sur ceux-ci des frictions étendues et vigoureuses pour exciter les fonctions de la peau, administrer à l’intérieur quelques excitants diffusibles pour soutenir l’action des centres nerveux.

Au moment de ce que l’on peut appeler la période d’état, l’indication pressante est d’exciter surtout les centres nerveux, et de soutenir leur influence en augmentant l’action du cœur et en cherchant à refroidir le sang le plus possible :

| Compresses froides sur la tête,

< Affusions froides,

( Excitants diffusibles à plus haute dose.

Le docteur Lervick a conseillé dans ces conditions des frictions sur la surface du corps avec de la glace pilée. Pour 7 malades, dont il rapporte les observations et sur lesquels ce moyen fut employé, 6 guérirent parfaitement. Pour l’un d’eux, il fut nécessaire de continuer les frictions pendant une heure et demie avant de voir le coma diminuer et l’intelligence revenir.

Si le coma persiste on peut appliquer un vésicatoire sur le crâne ou sur la nuque.

Si le malade présente des symptômes d’asphyxie, outre les moyens que nous venons de vous indiquer, pratiquez la respiration artificielle; si la réaction tend, à un moment donné, â se faire d’une façon trop énergique, appliquez quelques sangsues derrière l’oreille, mais avant tout ne saignez pas les malades, et surtout ne les saignez pas dès le début des accidents.

Comme le coup de chaleur, avons- nous fait observer, s’accompagne souvent d’urines abondantes, et que, dans ces cas, l’on voit habituellement l’amélioration survenir, il est tout naturel d’administrer des remèdes qui agissent dans ce sens, un peu denitre, par exemple, ou quelques gouttes de teinture de digitale.

Quand toutes les médications ont échoué et que la chaleur se maintient cependant dans toute son intensité, il serait peutêtre logique d’employer les opiacés à haute dose ; les expériences de Demarquay et die Dumeril semblent, en effet, prouver que l’opium tend à abaisser la température lorsqu’il est administré à très fortes doses.

Hutchinson, dans ces conditions, emploie les injections hypodermiques de sulfate de morphine. Souvent vous devrez administrer la quinine pour exercer, comme le dit Gubler, une action tonique sur l’ensemble du système capillaire.

Lorsque vous serez assez heureux pour voir votre malade revenir à la vie, surveillez avec attention la convalescence, Favorisez les fonctions de la peau,

Diminuez les symptômes d’anémie,

Calmez l’irritabilité nerveuse.

Le traitement du coup de chaleur comporterait encore l’indication des précautions prophylactiques, une hygiène bien entendue, des bains fréquents pendant les fortes chaleurs, l’abstention des boissons alcoolisées, la nécessité effectuer les marches militaires plutôt la nuit que le jour. Ce sont là des détails sur lesquels nous ne pouvons insister ; nous préférons, pour vous donner une idée complète de cette affection que vous ne trouverez pas décrite dans les traités de chirurgie, vous en dresser un tableau général.

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