‹ Leçons de pathologie chirurgicale généraleChapitre 181 sur 270 · THEORIE DES GERMES · texte numérisé non relu

THEORIE DES GERMES

ponseà cette objection est facile. Les membranes muqueuses qui se prêtent si facilement à l’absorption des agents de la contagion des fièvres éruptives ne se prêtent pas à l’absorption des germes qui transmettent l’infection purulente. Quelques autres membranes permettent aussi difficilement la pénétration de ces germes inoculateurs delà maladie: au! niveau des menbranes séreuses l’absorption, par exemple, des vibrions purulents s’opère mal, elles s’opère mal aussi au niveau des ulcères. Un sujet porteur de vieux ulcères peut séjourner le plus souvent impunément au milieu d’une atmosphère infectieuse.

La théorie des germes n’est pas incompatible non plus avec les faits d’infection purulente survenant sans plaies extérieures. En effet : 1° l’inoculation peut s’opérer au niveau des écorchures les plus petites ; 2° si les voies respiratoires sont peu pro • pices pour l’absorption des germes, elles n’y sont pas cependant absolument réfractaires. Enfin, il est également facile d’observer pourquoi la maladie survient surtout dans les cas de traumatismes récents. Dans les plaies récentes, aucune barrière ne s’oppose à la pénétration des vibrions: lorsque au contraire la membrane pyogénique est constituée, comme dans les cas de plaies déjà anciennes, cette membrane plus épaisse s’oppose à la pénétration des microbes. Nous n’entendons pas rechercher à ce propos si le vibrion est toxique par luimême ou par la décomposition qu’il engendre, ou s’il sécrète un poison particulier. Ges diverses questions, bien discutées par Nepveu, il y a peu de temps, nous entraîneraient dans des détails que nous n’avons pas à aborder.

En résumé :

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