C. Septicémie chronique
La septicémie suraiguë gangréneuse constitue la gangrène traumatique septique, la gangrène gazeuse que nous vous avons déjà décrite. Il importerait de décider si le microbe que nous avons signalé dans le cas de gangrène de cette espèce est bien le vibrion septique de Pasteur.
Inflam. putride , 1° Une élévation rapide de la température, aiguë. Icorrhé-V2° Pas de frisson initial, ou presque jamais, mie. Comporte <3° Pas de frissons intercurrents, commesympto- I Sympt.ataxo adynamiques typhoïdes, matologie : \ 5° Rarement abcès métastatiques.
Ces symptômes peuvent parfaitement différencier l’infection purulente de la septicémie. r
Dans l'infection purulente. . Microbe purulent. Dans la septicémie Microbe septique.
I La septicémie chronique ou résorption de Bérard, fait pathologique bien fréquent, ne serait pas, pour quelques l pathologistes, de la septicémie. Pas de contagion, pas de C. Septicémie chroni- J microbe spécial. Cet état ne seiaxit que la fièvre hectique que. j survenant chez un malade porteur d'une source purulente
/ au niveau de laquelle il y a seulement absorption de produits chimiques plus ou moins nuisibles, acide sulfhydrique, \ gaz ammoniacaux.
B. Septicémie aiguë or- ' dinaire typhoïde. 1
A. Septicémie suraiguë, gangréneuse.
!La septicémie chirui’gicale peut être divisée en plu- I sieurs formes cliniques. .
ÎCes questions ne sont, du reste, pas encore acceptées de tous. Dans son étude critique de 1859, sur la septicémie et la pyohémie, Tédenat persiste à penseï que ces deux affections ne sont pas difféi'enles.
Pour nous, des symptômes différents supposent des causes différentes : La pyohémie offre des symptômes différents delà septicémie.
Dans la pyohémie Microbe purulent.
Dans la septicémie, Microbe septique.
0 ü A I! A N T E - SE PT 1 E M E LE G (3 N
Étude de l'érysipèle. — Définition. — Division. — Erysipèle spontané. — Érysipèle traumatique. — Nous étudierons ce dernier. — Symptomatologie. — Période prodromique. — Symptômes généraux. — Symptômes locaux. — Période caractéristique.
— Phase de début. — Phase d’état. — Phase de déclin. — Marche de l’érysipèle.
— Variétés de l’érysipèle. — Siège. — Dans quelle partie de la peau l’érysipèle siège-t-il ? — L’érysipèle peut il siéger autre part qu’à la peau ? — Etiologie. — Causes prédisposantes : âge; sexe; profession; saison.— Causes extérieures au sujet — Une solution de continuité existe toujours au niveau d’une région où l’érysipèle se développe — Causes occasionnelles. — Recherches d'Crth et de Dupeyrat. — I.’érysipèle est déterminé par l’action d’un microbe spécial au niveau d’une solution de continuité. — Contagion de l'érysipèle. — L’idée de la contagion acceptée depuis longtemps par des auteurs anglais a été longtemps en France regardée comme fausse. — Actuellement depuis la thèse de Martin (1863) et le travail de Blin de (Saint-Quentin), les pi’euves de la contagion semblent indiscutables.
— Contagion par l’air. — Contagion par les instruments du chirurgien. — Contagion par un tiers. — Théorie de Hiller (de Berlin). — Anatomie pathologique. — Diagnostic.
— Pronostic. — Traitement. — Traitement préventif. — Traitement curatif. — Moyens curatifs locaux. — Application de sangsues. — Application de vésicatoires.
— Emploi de la pommade au nitrate d’argent. — Cautérisations légères au fer rouge. — Médication émolliente locale. — Traitement local spécifique. — Emploi de l’essence de térébenthine (Lucke, de Berne). — Traitement par le perchlorure de fer (Valette, de Lyon). — Injections locales d’acide pliénique (Hueler, Bæckel, Stukowenkofi). — Traitement général.
Messieurs,
Il nous reste, pour achever l’étucle des divers accidents dti traumatisme, à vousdécrire l’érysipèle et la pourriture d’hôpital.
Erysipèle. — L’érysipèle est une complication très fréquente des plaies, caractérisée tout à la fois par de la rougeur à la peau et un état fébrile plus ou moins intense. Cette définition, acceptée par les pathologistes, est peu correcte, car à la
rigueur elle pourrait s’appliquer à toute fièvre éruptive ; elle nous paraît néanmoins suffisante, d’autant plus que, dans bien des monographies sur l’érysipèle, les auteurs ne donnent aucune définition.
On distingue habituellement deux sortes d’érysipèles : d’une part, l’érysipèle dit spontané, que l’on décrit surtout dans les traités do pathologie interne ; d’autre part, l’érysipèle traumatique, survenant à la suite d’un traumatisme, et dont on s’occupe spécialement dans les livres de chirurgie. Pour nous, cette division ne doit pas être rigoureusement acceptée, car, en principe, l’érysipèle est toujours de même nature. Gomme nous aurons bientôt l’occasion de vous l’indiquer, dans l’érysipèle soi-disant spontané, il y a toujours une dénudation accidentelle de l’épiderme ou d’une muqueuse. Tout érysipèle, en d’autres termes, peut être considéré comme offrant à son origine une lésion traumatique. Nous saurons bientôt la raison de cette opinion. Néanmoins, l’érysipèle qui survient à la suite d’un véritable traumatisme présente des phénomènes spéciaux, son pronostic est plus grave, ses symptômes locaux plus accentués; aussi resterons-nous fidèle à cette division, nous réservant de vous décrire principalement l’érysipèle traumatique.
Il nous semble peu important de vous exposer en détail l’historique de la question. Depuis Hippocrate jusqu’à nos jours, cette affection a été décrite par la plupart des auteurs, et si nous voulions mentionner toutes les opinions émises sur la nature intime de la maladie, il nous faudrait écrire un volume.
Une seule observation nous semble importante à consigner. Longtemps l’érysipèle a été considéré comme une simple lésion inflammatoire ; mais, depuis cinquante ans environ, on a commencé à le regarder comme dépendant de l’action d’un principe septique. Déjà, pour Piorry, l’érysipèle était une scptico- dermite infectieuse. « Il y a toujours, dit cet auteur, dans ces conditions, une absorption par la peau d’un principe septique. » Depuis, cette opinion s’est accentuée (thèses de