‹ Leçons de pathologie chirurgicale généraleChapitre 217 sur 270 · C. Gangrène · texte numérisé non relu

C. Gangrène

b) Végétation en champignon Expansion de la tumeur.

1° L’inflammation ( des tumeurs est j rare. (

2° L'inflammation entraîne quelquefois l'engorgement ganglionnaire voisin. Diagnostic différentiel difficile avec l’engorgement ganglionnaire néoplasique.

3° L'inflammation est rare, surtout au niveau des tumeurs épithéliales. On ne constate jamais d'abcés au niveau des tumeurs cancéreuses.

4° L’inflammat. des tumeurs est en sens inverse de leur ulcérât.

I 1° La gangrène des tumeurs est encore assez fréquente. Partielle.

Totale.

Humide.

Sèche.

^ Accidentelle.

' / Spontanée.

5° Lorsqu'une tumeur a été détruite par gangrène, la cicatrisation peut s’opérer, mais la tumeur récidive habituellement après la cicatrisation.

2° Gangrène.

3° Gangrène.

4° Gangrène.

Étude d'une deuxième phase d'évolution des tumeurs. — Engorgement des ganglions lymphatiques voisins. — Les tumeurs de la série épithéliale présentent ce symptôme plus fréquemment que celles de la série conjonctive. — Cause de ce symptôme. — L'engorgement ganglionnaire constitue habituellement une tumeur identique à la tumeur primitive. — Pronostic grave de ce symptôme. — Infection.

— Généralisation. — Caractères. —Etude de la généralisation. — La généralisation se réalise-t-elle pour toutes les tumeurs? — Les tumeurs de généralisation sont ordinairement semblables à la tumeur primitive. — Exception dans quelques cas. — Définition de la diathèse, — de l’infection, — de la cachexie. — Théories explicatives de la généralisation : 1° Théorie de la sympathie. — 2' Théorie de l’absorption des produits ichoreux. — 3° Théorie de la diathèse. — 4° Théorie du blastème. — 5° Théorie de la migration des éléments pathologiques de la tumeur. — Discussion de ces diverses théories. — La théorie de la migration des éléments pathologiques de la tumeur doit être acceptée. — 1° Preuves tirées de l'anatomie pathologique: les éléments pathologiques de la tumeur primitive sont constatés souvent dans les lymphatiques et dans les veines des parties voisines. — 2° Preuves déduites d'observations de physiologie pathologique; expériences de Langenbeck, de Follin.

— 3° Avec cette théorie, on comprend pourquoi l’infection et la généralisation ne surviennent que tardivement ; pourquoi les phénomènes se produisent plus rapidement pour certaines tumeurs (observations de Ranvierpour le carcinome) ; pourquoi les tumeurs secondaires sont le plussouvenl situées dans le sens du courant sanguin.

— Récidive. — Division. — Récidive locale. — Récidive dans les ganglions voisins.

— Récidive par continuation. — Récidive par repullulation. — Récidive rapide,

— tardive, — retardée. — Diagnostic différentiel des récidives par continuation et par repullulation. — De la fréquence de larécidive pour telle ou telle tumeur. — Diagnostic différentiel de la tumeur de récidive et delà tumeur de généralisation.

Messieurs,

Nous étudierons aujourd’hui quelques phénomènes spéciaux quo l’on peut considérer comme une deuxième période do l’évolution pathologique do certaines tumeurs; ces ! phénomènes consistent dans l’engorgement des ganglions voisins, l’infection, la généralisation, la cachexie et la récidive.

Engorgement des ganglions voisins. — Lorsqu’une tumeur a persisté pendant un certain temps, elle s’accompagne souvent de l’engorgement des ganglions voisins ; ce symptôme est habituellement d’un pronostic plus sérieux, néanmoins des tumeurs très malignes peuvent ne pas se compliquer de cet engorgement, et réciproquement des tumeurs sans gravité peuvent le présenter.

S’il fallait vous retracer un tableau indiquant la susceptibilité des divers néoplasmes à la production de ce phénomène pathologique, nous établirions les divisions suivantes :

1° Les carcinomes ;

2° Les épithéliomes ;

3° Les sarcomes et les enchondromes ;

4° L’engorgement des ganglions lymphatiques est douteux dans les cas de fibromes. Jamais il ne se produit quand il s’agit de lipomes.

En résumé, en acceptant Indivision des néoplasmes en tumeurs d’origines conjonctive et épithéliale, sou venez- vous que ce symp tome existe surtout ffians le cas de tumeurs épithéliales, et un peu plus rarement dans le cas de tumeurs conjonctives, surtout quand il s’agit de lipomes ou de fibromes.

Des ! observations nombreuses permettent d’affirmer qu’il dépend essentiellement du transport des éléments pathologiques par les vaisseaux lymphatiques au niveau des ganglions. Il est probable que ces éléments n’ont pas besoin pour s’absorber d’être à l’état de développement complet et que de simples granulations suffisent pour que cette absorption se produise ; cependant il est nécessaire que ces granulations aient déjà subi une certaine modification, car le phénomène ne se réalise pas dès l’origine du néoplasme.

D’après Iilebs et Pagensteclier, l’émigration dans les ganglions voisins serait favorisée, dans quelques circonstances, par les mouvements amiboïdes que les éléments possèdent parfois. Pour que ces éléments pathologiques continuent à vivre et

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