DU SARCOME AU POINT DE VUE CLINIQUE
i Grave, puisque la tumeur est, après tout, une tumeur maligne: gra- I vité cependant moindre que celle du carcinome.
/ Sarcome encéphaloïde plus grave.
En rapport avec l’espèce de 0 •
11 1 < Sarcome melamque plus grave.
sarcome. / gai,come ü petites cellules plus grave.
1° Pronostic.
développement.
Eu rapport avec le mode de i Sarcome circonscrit plus grave que le
* sarcome diffus.
Sarcome des organes internes plus
En rapport avec le siège. J gi a\ e.
Gravite des sarcomes du testicule et
des os.
! Sarcome dur, arrive à un développement plus considérable.
Forme en stalactite de Gosselin, moins grave.
2° Diagnostic. <
3° Traitement.
Diagnostic
clinique.
Diagnostic
anatomique.
Traitement
interne.
Traitement
externe.
; 1° Reconuaî-/ Marche de la tumeur, tre la mali- ) Veines superficielles, gnité de la ) Adhérences à la peau, tumeur. ( Douleurs.
2“ Différencier
cette tumeur.
3° Reconnaître l'espèce de sarcome.
Le sarcome se développe rapidement.
Les ganglions voisins restent indemnes.
La santé se maintient en apparence bonne.
Les douleurs locales sont moindres.
Formes i Sarcome encéphaloïde.
molles. ' Sarcome embryoplastique.
Formes dures.
Pigmen-
Sarcome ossifiant.
talion / Sarcome mélanique.
Difficile à bien établir. Quelquefois impossible de bien différencier une tumeur conjonctive, un épithéliome ou un carcinome.
Obseï vation deCornil. Pas de dégénérescence graisseuse au centre d'un sarcome.
j Indications vagues. Emploi de l’huile de foie de morue.
[ Enlever la tumeur autant que possible avant l'adhé- ) rence à la peau. Il semble que l'on puisse, par des I opérations successives, épuiser pour ainsi dire la 1 diathèse.
Étude de l’anévrisme. — Définitions pouvant être dites restreintes. — Définitions plus générales. — Définitions de Hart, de Richet, de Billroth. — Définitions de Broea, de Lefort. — Définition que nous adoptons. — Classifications: 1° au point de vue de la forme: anévrisme sacciforme, fusiforme, cratériforme ; — 2° au point de vue de la constitution du sac: anévrismes vrai, faux, mixte interne, mixte externe; — 3«au point de vue étiologique : anévrisme traumatique, anévrisme spontané; — 4° au point de vue du traitement : anévrisme médical, anévrisme chirurgical ; — 5° au point de vue de la limitation de la tumeur : anévrisme circonscrit ou diffus ; 6° au point de vue de la situation: anévrisme de telle ou telle artère, de telle ou telle région.
— Classifications mixtes. — Classifications de Broca, de Richet et de Lefort.
— Étiologie. — Anévrisme traumatique — L'anévrisme traumatique n’est pas toujours faux. — Anévrisme spontané. — Causes prédisposantes: 1° Toutes les artères ne sont pas prédisposées également à devenir anévrismatiques. — L’artère pulmonaire ne présente presquejamais d'anévrismes. — 2° Influence de l’âge. — 3U Influence du sexe. — 4° Influence des professions. — 5° Influence de la race. — 6» Influence de la goutte, du rhumatisme, de la syphilis et de l'alcoolisme. — Y a-t-il une diathèse anévrismatique? — Causes occasionnelles. — Symptomatologie. — Symptômes de confirmation, au nombre de dix. — Symptômes d'exception. — Symptômes de voisinage. — Symptômes d’évolutiou. — Marche et terminaisons de l’anévrisme. — De la guérison spontanée de l’anévrisme. — Guérison par dépôts découches fibrineuses.— Guérison par les caillots passifs. —Opinion de Broca. — Opinion de Richet. — De la guérison par d'autres processus.
Nous vous avons exposé antérieurement le plan que nous avons adopté; il nous reste, pour le réaliser complètement, à passer en revue les tumeurs anévrismales : c’est le sujet que nous traiterons aujourd’hui. La question de l’anévrisme estime des plus importantes, nous pourrions dire des plus attrayantes, soit au point de vue des nombreux problèmes de physiologie pathologique que cette étude comporte, soit au point de vue
des nouvelles méthodes thérapeutiques dont la chirurgie s’est enrichie dans ces dernières années.
Des livres importants, des mémoires nombreux ont été écrits sur l’anévrisme. Nous n’avons pas la prétention de tout analyser, de tout vous indiquer; pour vous en donner cependant une idée aussi complète que possible, sans entrer dans des détails trop minutieux, nous suivrons l’ordre suivant : 1° Nous définirons l’anévrisme et nous en établirons les classifications. 2° Nous le décrirons au point de vue pathologique en examinant successivement l’étiologie, la symptomatologie, la physiologie pathologique, le diagnostic, le pronostic et le traitement.
Définition. — Il est difficile de vous donner de l’anévrisme une définition bien nette. Si l’on analyse celles que l’on trouve , dans les divers auteurs, on peut en distinguer deux espèces: les unes, trop générales, ont l’inconvénient de comprendre dans une même classe des états pathologiques différents; les autres, trop restreintes, éliminent des lésions qui doivent cependant être considérées comme en faisant partie.
Gomme définitions trop générales, nous vous signalerons celles de Hart, de Richet et de Billroth. Pour Hart et Richet, l’anévrisme estune tumeur renfermant du sang et communiquant avec l’intérieur d’une artère. Pour Billroth, c’est une tumeur communiquant médiatement ou immédiatement avec une artère. En acceptant ces définitions, on fait rentrer à tort dans cette classe la simple dilatation artérielle, la dilatation artérielle avec flexuosités, la tumeur érectile et les tumeurs malignes avec prédominance de l’élément vasculaire. Gela est si vrai que vous trouverez souvent ces diverses altérations décrites sous les noms d’anévrisme cylindroïde, anévrismecirsoïde, anévrisme par anastomose ou anévrisme de Pott, anévrisme des os.
Certainement, l’inconvénient n’est pas très sérieux, puisque, dans chaque cas particulier, l’anévrisme est désigné par une dénomination spéciale ; mais n’importe, c’est une confusion.
Gomme définitions trop restreintes, nous vous indiquerons