COMMOTION CÉRÉBRALE - DIAGNOSTIC
nerveux constituent une espèce de fédération d’organes unis entre eux par la plus étroite solidarité. Le plus souvent si l’une des parties est seule atteinte, toutes sont plus ou moins troublées dans leur fonctionnement.
Dans bien des occasions, la partie vulnérée plus directement manifeste plus vivement sa souffrance, et souvent en analysant complètement les symptômes, il vous sera possible de vous rendre compte des endroits où la commotion a été plus complètement ressentie. Ainsi :
1° Dans les cas de perte de connaissance, de mouvement et de sentiment, lorsque la résolution musculaire est complète, vous devez conclure à la suspension de la fonction de la substance grise des hémisphères cérébaux.
2° Si les mouvements réflexes persistent, l’intégrité de la moelle et du bulbe peut être affirmée.
3° Dans les cas de mort immédiate, les lésions existent surtout du côté du bulbe.
4° D'après quelques idées exprimées par le docteur Cartaz (de Montpellier), les lésions à la suite d’ébranlement crânien se produisent quelquefois du côté du cervelet. Il y a eu presque toujours, dans ces circonstance, chute sur la partie postérieure de la tête, et l'on voit alors surtout survenir des phénomène d’incoordination des mouvements. Le siège occupé par le cervelet, le moindre volume de cet organe expliquent assez bien pourquoi les symptômes de commotion cérébelleuse sont moins fréquents.
Pronostic. — Ce que nous avons dit des symptômes delà commotion nous dispense d’insister sur le pronostic. La commotion peut être légère, grave, foudroyante. La gravité dépend souvent de la partie cérébrale qui sera compromise. 11 est important de distinguer, en outre, les accidents immédiats et les accidents consécutifs, ceux ci étant, dans bien des cas, l’occasion de complications ultérieures.
Traitement . — Vous trouverez dans les cliniques de
Dupuytren quelques préceptes judicieux qui pourront vous guider. Suivant lui, le traitement de la commotion cérébrale doit être surtout différent selon les diverses périodes où le blessé peut se trouver. Au début, le malade présente tout d’abord des symptômes d’affaissement ; plus tard surviennent des symptômes de réaction, qui sont habituellement des phénomènes congestifs. A cette période, le traitement consistera donc surtout dans l’emploi des stimulants et ensuite des antiphlogistiques.
En agissant intempestivement, vous nuiriez essentiellement au blessé. Ainsi, dans la première période delà commotion, i emploi des excitants diffusibles,
| frictions stimulantes à la peau, injections sous-cutanées stimulantes.
Dans la deuxième période,
I traitement antiphlogistique modéré, saignées,
application de sangsues, ventouses à la nuque.
Dupuytren, dans la plupart des cas, conseillait l’application de larges vésicatoires â la partie postérieure du cou.
Ges diverses données sont en rapport avec ce que nous avons indiqué à propos delà commotion en général.
Après avoir étudié la contusion, la plaie confuse, la commotion, il nous resterait, pour vous détailler d’une manière complète les effets des corps contondants sur l’organisme, à vous parler de la stupeur. Nous nous occuperons de la stupeur à propos des plaies par armes à feu. Avant de commencer l’examen de cette nouvelle question, retenez les propositions suivantes qui pourront être considérées commele résumé de la commotion en général et de la commotion cérébrale en particulier.