DE LA COMMOTION CÉRÉBRALE
I Elle comprend la | commotion des. .
La commotion dite cérébrale devrait plutôt s'appeler commotion crânienne, hémisphères cérébraux ; du bulbe ;
Idu cervelet.
Habituellement phénomènes communs à ces trois commotions.
Pour les anciens auteurs, la commotion cérébrale ne s'accompagnait d'aucune lésion matérielle des centres nerveux (augmentation simplement, disait-on, de la consistance de la pulpe cérébrale.)
iChassaignac (1842). Contusion diffuse.
Blandin, Nélaton. Petits foyers hémorragiques.
Commotion légère.
Fano.
Actuellement
Commotion grave.
^ Commotion foudroyante.
Piqueté hémorragique, disséminé dans la pulpe centrale.
Foyers hémorragiques.
Hémorragie au niveau du bulbe.
Duret (1878).
I Du côté des sens ;
Du côté de l'intelligence; Du côté de la mobilité.
Afflux du liquide céphalo-rachidien dans certains points. Déchirure du tissu cérébral. Hémorragie dans diverses régions. Quelquefois cependant, il n'y a pas de déchirure, il y a simplement irritation des corps restiformes par le refoulement du liquide eéphalo-i-achidien (Bochefontaine).
Habituellement dans les cas légers, phénomènes.
Quelquefois éblouissements, tintements d’oreilles. On dirait une commotion excitatrice.
Retour rapide à l’état normal.
Perte des sens;
Perte de l’intelligence ;
Perte du mouvement;
Dans les cas 1 Tendance à la diminution de la respiration et de la circtt- , graves. . . . ) lation.
Conservation des mouvements réflexes.
Retour lent à l'état normal.
Accidents consécutifs possibles.
Cessation de la respiration. |
( Dans les cas plus ) graves. . . .
' Lésion habituelle de la moelle et du bulbe.
Expérience de
Yulpian.
Plaies par armes à feu. — Définition. — Division. — Historique. — Des armes à feu. — Symptomatologie. — Effets dus aux gros projectiles. — Étude plus spéciale delà stupeur. — La stupeur doit être distinguée de la commotion. — Opinion de Dupuytreu. — Il faut distinguer une stupeur locale, une stupeur générale. — Définition de la stupeur locale. — Stupeur locale du premier degré. — Stupeur locale du deuxième degré. — Réaction inflammatoire consécutive. — Stupeur locale du troisième degré. — Gangrène consécutive. — Stupeur locale du quatrième degré, attrition immédiate. — La stupeur générale survient habituellement à l'occasion de la stupeur locale. — Choc traumatique. — Étude des diverses formes delà stupeur générale. — De la nature intime de cet accident. — Pour quelques auteurs, la stupeur est de cause morale. — Pour Savory, Langenbeck, paralysie du cœur à la suite d’une lésion nerveuse violente et soudaine. — Pour Fischer, paralysie réflexe des vaso-moteurs du splanchnique. — Pour nous : 1° Stupeur générale dépendant de phénomènes nerveux réflexes, à la suite d’une stupeur locale ; 2’ Quelquefois stupeur morale ; 3° Quelquefois la stupeur n’est que la commotion cérébrale ou rachidienne; 4’ Quelquefois symptômes de septicémie. — Blessures produites par des projectiles de petit volume. — Quelquefois simple contusion. — Le plus souvent, plaies contuses. — Symptomatologie. — Symptômes locaux. — Blessures en séton. — Plaies avec orifices d'entrée et de sortie. — Théories émises sur les caractères différentiels des orifices d'entrée et de sortie. — Opinion de Dupuytren.
— Opinion de Blandin. — Conclusions. — Ouvertures multiples. — Trajet des balles dans nos tissus. — Les tissus sont-ils écartés, divisés, détruits. — Effets des ballea sur les os. — Symptômes généraux. — Symptômes généraux communs. — Symptômes généraux spéciaux. — Symptômes consécutifs, normaux ou pathologiques, communs à toutes les plaies ; spéciaux aux plaies d’armes à feu. — Inflammation.
— Gangrène. — Hémorragie. — Complications. -- Présence des corps étrangers.
— Lésion du vaisseau principal. — Lésion du uerf principal. — Lésion des os. — Ouverture d’une cavité splanchnique. — Ouverture d’une articulation.
Messieurs,
Nous commencerons aujourd’hui l’étude d’une catégorie spéciale de plaies contuses, les plaies par armes à feu. On désigne sous le nom de blessures par armes à feu les blessures
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produites par les projectiles mis en mouvement par la déflagration de la poudre. Ges projectiles déterminent habituellement, soit des contusions, soit des plaies contuses. Il semblerait inutile dès lors d’étudier de nouveau cette question, puisque nous venons de passer en revue les traumatismes de cette catégorie ; mais l’expérience démontre que ces lésions ont une symptomatologie particulière et un mode de traitement tout spécial ; il est donc logique de conserver cette division et d’examiner à part cette espèce de contusion. Voici l’ordre que nous nous proposons de suivre : 1° Nous vous indiquerons tout d’abord quelques mots d’historique et quelques renseignements sur les armes à feu; 2° nous étudierons ensuite les effets des gros projectiles, en insistant sur le fait delà stupeur; 3° nous passerons en revue les effets des autres projectiles, balles, plombs, etc.; 4° nous apprécierons, en dernier lieu, les complications, le diagnostic et le traitement de ces lésions.
Historique. — • On fait remonter vers 1300 l’intervention dans les combats des armes à feu. Ainsi, d’après A. Paré, ce fut en 1343 qu’ Alphonse XI, roi de Castille, assiégeant une ville défendue par les Maures entendit pour la première fois un bruit éclatant semblable à celui du tonnerre. Ce bruit provenait de mortiers spéciaux dont se servait l’ennemi.
L’origine des armes à feu peut être considérée cependant comme d’une époque plus reculée, puisque, après tout, c’est à •l’invention de la poudre que nous devons les armes à feu et que l’invention de la poudre due aux Chinois remonte à une période beaucoup plus éloignée. Les Chinois usèrent tout d’abord de leur découverte pour faire des fusées, et ce ne fut que plus tard que les Arabes, dont les communications avec la Chine étaient fréquentes, eurent les premiers l’idée d’utiliser la poudre en la mettant dans des tubes.
Nous sommes actuellement arrivés à des perfectionnements d’armes à feu qui semblent poussés aussi loin que possible; mais malgré l’augmentation progressive de la sûreté et de la