‹ Leçons de pathologie chirurgicale généraleChapitre 89 sur 270 · C. Traitement local des plaies avec accidents · texte numérisé non relu

C. Traitement local des plaies avec accidents

5» Compliquées de l'on- / verture d’une cavité articulaire ou d'une cavité!

splanchnique.

Acci-

dents

spéciaux.

inflammatoires

hémorragiques

gangréneux.

Bonne

el ranger

l'alcool, à l’acide phénique Débridement à oulrance.

) Opinion contraire.

! Débridement raisonné.

! pratique.

!1° Extraction du corps par la plaie elle-même 2° Extraction par une contre-ouverture.

Compression directe, indirecte.

{Procédés de Guthrie, de Dupuytren.

Quelquefois section complète du nerf.

Traitement consécutif pour combattre, soit la névralgie traumalique, soit la paralysie consécutive.

(Quelques cataplasmes ;

Quelquesrésolutifs.

Surveillance attentive ;

Ouverture des abcès.

1° Simplifier la fracture, enlever les corps étrangers. 2° Surveiller la fracture pendant lapériode d’inflammation, de suppuration, de consolidation.

3° Espérer longtemps la consolidation.

4° Quelquefois amputation des parties trauma- 1 tisées. Résection.

Question spéciale: ne rentre pas dans notre cadre.

Le traitement déjà fait de l’inflammation de la gangrène et de la complication de lésions des vaisseaux nous dispense de nouveaux détails.

1° Dans les cas de contusionsimple.

2° Dans les cas de. contusion profonde.»

3° Dans les cas de fractures.

I ■ 1 . . < • Il -

Des plaies empoisonnées. — Division : A. Plaies empoisonnées proprement dites;

— B. Plaies envenimées; — G. Plaies virulentes; — D. Plaies envenimées. — Distinction du venin et du virus. — Plaies envenimées par le venin de la vipère. — Description de la vipère. — Diagnostic différentiel de la vipère et de la couleuvre.

— Observations sur le venin. — Effets produits sur l'homme. — Symptômes primitifs. — Douleur causée par la morsure. — Empreintes des dents de l’animal. — Écoulement sanguin. — ■Symptômes secondaires, locaux et généraux. — Symptômes secondaires locaux : tuméfaction inflammatoire ; — douleur secondaire ; — engourdissement; — refroidissement; — taches livides. — Quelques autres lésions secondaires : angioleucites ; — phlyctènes. — Symptômes secondaires généraux : troubles digestifs; — symptômes typhiques ; — symptômes de réaction. — Symptômes tertiaires. — Symptômes tertiaires à répétition. — Symptômes tertiaires cachectiques.

— Symptômes locaux tertiaires. — Anatomie et physiologie pathologique. — Causes de la mort. — Pronostic. — Traitement empirique. — Traitement prétendu spécifique. — Traitement rationnel. — Traitement rationnel local.- — Traitement rationnel général. — ■ Traitement rationnel local : 1° Empêcher le venin déposé au niveau de la plaie d’être absorbé; — 2° Détruire, s’il est possible, le venin sur place; — 3° Empêcher le venin déjà absorbé d’envahir tout le torrent circulatoire; — 4° Traiter les complications. — Traitement général. — Emploi des sudorifiques, des toniques, des diurétiques. — Injection intra-veineuse d’ammoniaque. — Résumé pratique du traitement que l’on doit mettre en usage.

Messieurs,

Nous commencerons aujourd’hui l’étude des plaies empoisonnées. Cette question comporte en général :

1° L’étude des plaies empoisonnées proprement dites, c’està-dire au niveau desquelles on a fait absorber un poison d’origine végétale ou minérale.

2° L’étude des plaies envenimées, c’est-à-dire au niveau desquelles il a été déposé une certaine quantité de venin .

3° L’étude des plaies virulentes, c’est-à-dire au niveau desquelles il y a eu contact de substance virulente.

Nous laisserons de côté la question des plaies empoisonnées proprement dites; cette étude nous entraînerait dans des détails de toxicologie qui ne sont pas compris dans le programme de notre cours. Quant aux plaies virulentes, elles n’offrent de spécial que la possibilité d’une inoculation d’un virus déterminant des accidents spéciaux : rage, morve, charbon, syphilis. Nous n’avons pas à décrire ces affections. Nous nous bornerons donc, en définitive, à examiner seulement les plaies envenimées.

Plaies envenimées. — D’une façon générale, les venins sont des liquides normaux sécrétés par certains organismes animaux. Ges liquides renferment une substance chimique spéciale, produisant des phénomènes morbides plus ou moins graves lorsqu’ils pénètrent dans l’économie humaine. Le venin peut se distinguer assez facilement du virus.

Ainsi :

1° Le virus se produit dans un organisme malade;

2° Il agit à dose infinitésimale ;

3° Il est le plus souvent impossible de constater dans la matière virulente une substance chimique définie ;

4° En agissant sur l’organisme humain ou animal, le virus modifie si complètement cet organisme, qu’une fois impressionné par ce contact, il devient susceptible de transmettre par l’inoculation d’une de ses molécules les symptômes morbides qu’il avait déterminés tout d’abord.

Les plaies envenimées sont produites par des animaux de diverses espèces, que Moquin -Tandon a désignés sous la dénomination d ' animaux loxicozoair es. Même en France, le nombre de ces animaux est déjà considérable; on les rencontre parmi les reptiles, les insectes, les arachnides.

Les reptiles fournissent les serpents.

Parmi les insectes, nous trouvons l’abeille, la guêpe, le frelon.

Parmi les arachnides, sigalons le scorpion, la tarentule.

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