‹ Lecons de pathologie comparéeChapitre 14 sur 25 · PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE

Récapitulation de la séance précédente. — Définition de la pathologie expérimentale. — Eléments de la certitude en médecine fournis par l’expérimentation. — L’observation seule conduit souvent à des résultats incertains. — Témoin les discussions sur la nature contagieuse des maladies. — La complexité des phénomènes les obscurcit. — Erreurs d’interprétation sur l’étiologie de la morve. — Expériences de Delafond et Bourguignon sur les conditions du développement de la gale. — Adaptation des organismes aux milieux. — Ces faits éclairent l’étiologie de la morve. — Pourquoi la morve s’attaquait de préférence aux chevaux épuisés. — Problème de toutes les contagions. — Divergence des opinions tant que la solution expérimentale n’est pas intervenue. — Péripneumonie contagieuse, fièvre aphteuse, charbon. — L’observation seule ne peut, le plus souvent, établir les rapports avec certitude. — Progrès réalisés par l’expérimentation. — Histoire de la morve à ce point de vue. — Les faits positifs et les faits négatifs. — Il n’y a qu’une seule méthode scientifique. — C’est par elle que la question de la contagion de la morve a été résolue. — Avant elle, interprétation toute théorique des faits. — L’inoculation a résolu la question. — Importance de la solution au point de vue sanitaire. — Mêmes opinions à l’endroit de la syphilis. — Solution des divergences par l’expérimentation sur l’homme 33

TABLE DES MATIÈRES

LA PÉRIPNEUMONIE CONTAGIEUSE

SOLUTION EXPÉRIMENTALE UE LA VALEUR DE L’INOCULATION COMME MESURE PROPHYLACTIQUE

Difficulté des solutions par l’observation seule. — Obscurcissement résultant de la complexité des faits. — Péripneumonie épizootique du gros bétail. — Quelle est sa cause? — Longtemps on est resté indécis sur sa nature contagieuse. — Expériences instituées sous le ministère de M. Dumas en 1850. — Solution définitive : maladie infectieuse et inoculable. — Immunité transmise aux animaux qui font contractée. — Application de l’inoculation à la prophylaxie de la péripneumonie contagieuse. — Le liquide nasal est virulent. — Ne serait-il pas préférable de l’inoculer plutôt que le liquide pulmonaire? — Expériences faites avec ce liquide. — Immunité conférée par cette inoculation. — Mêmes résultats en Hollande et en Belgique. — Résistances opposées à la pratique de l'inoculation préventive. — Faits négatifs opposés aux faits positifs. — Infidélité de l’inoculation dans un certain nombre de cas. — Pourquoi ? — Différence des conditions. — Les faits 11e peuvent être contradictoires. — L’immunité donnée par l’inoculation a été démontrée expérimentalement. — Donc elle est réelle et les faits négatifs posent seulement un problème à résoudre, celui de leur cause. — Démonstration scientifique de l’immunité donnée par l’inoculation caudale. — Quand elle est acquise, les inoculations dans d’autres régions que la queue restent sans effet. — Expériences démonstratives. — Concordance avec les résultats de la pratique. — Moyen scientifique rigoureux de juger la valeur de l’inoculation. — Degrés dans l’immunité. — Renforcer l’immunité par une deuxième inoculation. — Expériences à faire. — Faire bénéficier l’organisme d’une plus grande somme de résistance. — Les expériences d’inoculation intraveineuse du charbon symptomatique pourraient être tentées pour la péripneumonie. — Atténuation du virus péripneumonique. — Expériences en cours d’exécution à Louvain. — L’inoculation s’est imposée à la pratique. — La Hollande l’a rendue obligatoire et s’en trouve bien. — Ses avantages ne peuvent plus être contestés. — Ce qui reste à trouver, c’est la raison des faits négatifs 49

TABLE DES MATIERES

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