LE VACCIN DU CHARBON
La fièvre charbonneuse bénigne. — Récapitulation. — Essais de l’atténuation de la virulence sur des organismes de différentes espèces. — Solution scientifique du problème de la vaccination charbonneuse. — Hérédité de l’atténuation. — Constitution de races de bactéridies vaccinales. — Preuves expérimentales sur les différentes espèces susceptibles. — La solution pratique de la vaccination charbonneuse est proche. — La virulence vaccinale peut être fixée dans des germes transportables sous tous les climats. — Réponse irréfutable aux dénégations. — Étude expérimentale du procédé d’atténuation par la chaleur. — Affirmation de son efficacité par M. Pasteur. — Examen de la première interprétation donnée par M. Toussaint. — La virulence fonction d’un microbe. — Le liquide de culture filtré est inactif. — Le virus soumis à faction de la chaleur ne reste actif que si la bactéridie reste vivante. — Valeur pratique de la méthode par la chaleur. — Incertitude des résultats. — La bactéridie atténuée par la chaleur récupère sa virulence par la culture. — Dans la méthode de M. Pasteur la virulence atténuée est fixée dans les spores et y reste avec son atténuation. — Il n’est pas nécessaire d’attendre l’apparition de la maladie pour avoir les éléments de la vaccination. — Importance du résultat obtenu par M. Toussaint. — Il a fourni la deuxième preuve de la possibilité de transformer un virus mortel en virus vaccinal. . 499
l’inoculation (suite et fin)
LE VACCIN DU CHARBON. — LES FOSSES D’ENFOUISSEMENT. — - DÉMONSTRA- TION EXPÉRIMENTALE DE L’iNFESTATION DE LEURS TERRES
Récapitulation. — La virulence fonction d’un microbe. — Solution du problème de l’atténuation par la chaleur. — Interpréta-
TABLE DES MATIÈRES
tion du phénomène. — Expériences de Davaine sur la non-virulence du sang foetal. — Retour à l’idée du virus liquide. — Question litigieuse vérifiable expérimentalement. — Le sang chauffe doit ce qui lui reste d’énergie à la présence des bactéridies vivantes. — Rapport constant entre la virulence et la bactéridie. — La méthode de M. Toussaint constitue une invention. — Démonstration de la virulence des terres des fosses d’enfouissement. — Commission académique nommée pour la constatation des faits. — La dépaissance sur les fosses suivie d’accidents charbonneux. — Interprétation expérimentale de ce fait d’observation. — Les lombrics, agents de la migration des spores vers la surface. — Preuve expérimentale. — Dénégations de M. Colin. — Compte rendu des expériences faites devant la commission. — Caractères différentiels du charbon et de la septicémie. — Coexistence dans les terres des microbes du charbon avec ceux de la septicémie. — Preuves expérimentales. — Isolement des deux microbes l'un de l’autre par des cultures appropriées à leur nature. — L’un est aérobie, l’autre anaérobie. — Preuve directe du rôle des vers de terre comme messagers des spores. — Démonstration évidente qui réduit les dénégations à néant. — Clartés jetées sur l’étiologie. — Nature de Y effluve invoqué dans le passé. — Comment le mort saisit le vif. — La mortalité passée condition de la mortalité à venir. — La crémation protège les vivants contre les morts. — Appliquer la chaleur à la destruction des cadavres des animaux, de préférence à l’enfouissement. — L’équarrissage réalise cet avantage. — Nécessité des clos d’enfouissement dans les localités où il n’y a pas d’ateliers d’équarrissage. — Agents de destruction des vers aux lieux d’enfouissement 517
LA PÉBRINE
Le livre des Études des maladies des vers il soie. — Preuves de la puissance de la méthode expérimentale pour l’éclaircissement des faits de la pathologie. — La pébrine. — Date do son apparition. — Symptômes aux diverses périodes de l’évolution des vers. — Taches spécifiques de la peau. — Le mot pébrine est figuratif du semis de grains de poivre que représentent les taches cutanées. — Nature de la maladie. — M. de Quatrefages. — Guérin-Menneville. — Filipi, de Turin. — Leydig, de Tubingen. — Cornalia. — Nature
TABLE DES MATIÈRES
parasitaire de la pébrine, reconnue par Cornalia, sans qu’il ait pu l’expliquer. — Lebert et Frey reconnaissent les corpuscules dans tous les organes. — Osimo, de Padoue, dans les œufs. — Distinction des qualités de la graine par Carlo Yittadini, d’après la présence ou l’absence des corpuscules. — Mission de M. Pasteur dans le Gard en 1865. — Ensemble des questions à résoudre aux points de vue de l’étiologie, du mode de transmission et de la prophylaxie de la pébrine. — Méthode suivie. — Question des corpuscules examinée la première. — Les corpuscules sont des parasites et déterminent la nature de la maladie. — Question de la contagion.
— Dissidences sur ce point. — Faits contradictoires en apparence. Étude expérimentale. — Présence des corpuscules dans les poussières des magnaneries infestées. — Infestation de groupes de vers par l’usage de feuilles saupoudrées de ces poussières. — La maladie contractée était la flacherie et non la pébrine. — Les corpuscules de la pébrine sont devenus inertes dans les poussières. — Activité des corpuscules qui sont inhérents aux vers. — Expériences qui la démontrent. — La pébrine, maladie démontrée contagieuse.
— L’agent de la contagion est le corpuscule. — Éclaircissement
des faits de la pratique. — Infestation par les voies digestives. — Par inoculation directe. — Expériences à l’appui. — Inoculations réciproques que se font les vers par leurs crochets. — Expériences directes. — Présence des corpuscules dans les crottins des vers pébrinés. — Expériences de cohabitation : race blanche et race jaune employées pour la netteté des résultats. — La pébrine est infectieuse. — Expériences démonstratives directes. — Conséquences pratiques. — Evanouissement du génie épidémique. — Le génie de la pébrine est le corpuscule. — La connaissance de la cause a encouragé la résistance contre le mal. — Nature et mode de génération des corpuscules. — La pébrine ne peut se transmettre d’une année à une autre que par l’intermédiaire des œufs. — Simplification de la question prophylactique. — C’est dans l’œuf qu’il faut étouffer la pébrine 539