LABORATOIRES DE PHYSIOLOGIE
désagréables, enfin des chenils et des étables pour les animaux destinés aux expériences, chiens, lapins, etc., se trouvent également au rez-de-chaussée. Les lapins seront élevés dans l'institut môme.
Dans la cour, on a construit des écuries pour les chevaux et des salles de vivisection spécialement destinées aux grands animaux, sur lesquels on ne peut évidemment pas opérer dans les mêmes conditions que sur les animaux de petite taille. On trouve également dans la cour un aquarium pour les poissons, un autre pour les grenouilles, etc.
Au premier étage, les salles du bâtiment central sont réservées à ce qu'on pourrait appeler la physiologie opératoire proprement dite. Il y a d'abord une grande salle pour les vivisections, une salle particulière pour les recherches personnelles du professeur Ludwig, puis un certain nombre de salles pour des expériences d'une nature spéciale, telles que les recherches d'électro-physiologie, les expériences d'optique, etc. Chacune de ces dernières salles est pourvue de tous les instruments utiles au genre spécial de recherches auquel elle est destinée, de telle sorte que l'opérateur les trouve toujours réunis sous sa main, prêts à fonctionner, et dans toutes les conditions convenables pour leur jeu régulier.
Des deux bâtiments latéraux, — toujours au premier étage, — l'un est consacré aux recherches microscopiques, l'autre aux travaux chimiques. Chacun de ces ordres d'études e^A placé sous la direction spéciale d'un des deux professeurs assistants, adjoints à M. Ludwig.^ Dans le bâtiment des travaux chimiques comme dans^
celui des recherches microscopiques, il y a aussi des salles particuhères pour les professeurs et pour certaines expériences spéciales, comme les analyses de gaz par exemple.
Le second étage contient les appartements privés de M. Ludwig, les logements des mécaniciens et des personnes de service attachées à l'institut physiologique^ etc.
Au miheu de la cour s'élève un grand amphithéâtre, éclairé par le haut, et où se feront les cours de M. Ludwig et de ses deux assistants. Cet amphithéâtre communique directement par des couloirs avec chacun des trois corps de bâtiments que nous venons de dé(;rire ; les instruments, les préparations microscopiques, les sujets expérimentés, y arrivent par de petits chemins de fer, et peuvent passer successivement sous les yeux de chacun des auditeurs.
Tel est ce grand laboratoire qui réalise toutes les conditions actuellement nécessaires aux progrès de la physiologie.
Voilà donc la physiologie complètement émancipée sous tous les rapports : au point de vue intellectuel, elle a fait reconnaître son point de vue spécial, indépendant de celui des autres sciences, et qu'elle peut développer librement; au point de vue matériel, elle a conquis un domicile propre et les moyens d'action nécessaires.
Comment procédera-t-elle pour expliquer les phénomènes qu'elle étudie ? Elle constate d'abord les phénomènes de la vie par l'observation simple, et par la vivisection, qui pénètre dans l'intérieur de l'organisme. Ensuite elle doit expliquer ces phénomènes, et elle utilisera