‹ Leçons de pathologie expérimentaleChapitre 136 sur 145 · DE LA DILATATION ACTIVE DES VAISSEAUX · texte numérisé non relu

DE LA DILATATION ACTIVE DES VAISSEAUX

Action du grand sympathique sur les vaisseaux. — Dilatation vasculaire qui résulte de la section de ce nerf. — Contraction des vaisseaux, qui résulte de son excitation galvanique. — La paralysie des fibres contractilesdes vaisseaux ne suffitpaspour expliquer leur dilatation. — Ce phénomène est ach/, et n'est point le résultat d'une distension purement passive. — Les vaisseaux sont placés sous l'empire de deux ordres de nerfs antagonistes. — Expériences à l'appui. — L'excitation de la corde du tympan et du nerf moteur de la glande parotide dilatent les vaisseaux des glandes salivaires. — L'origine des nerfs dilatateurs des vaisseaux est encore mal connue 261

SEIZIÈME LEÇON

DE l'influence du SYSTÈME NERVEUX SUR LA COAIPOSITION CHIMIQUE DU SANG.

Le système nerveux intervient dans les phénomènes de l'hématose. — Le sang des veines rénales est habituellement d'un rouge vif. — Le sang veineux, fourni par des glandes en pleine activité, est toujours rouge. — Expérience sur la glande sous-maxillaire. — Les résultats

de ces expériences sont d'accord avecles données que fournitTanalyse du sang. — Le système musculaire présente des phénomènes tout upposés. — Le sang veineux devient noir pendant le travail musculaire. — Il devient rouge quand les muscles sont en repos. — Par ce motif, le sang veineux, pris dans son ensemble, est habituellement noir, car le systèmemusculaire n'entre jamais dans un état de repos absolu. — Effets de la syncope. — L'existence des deux ordres de nerfs vaso-moteurs explique ces divers phénomènes. — La respiration de l'oxygène s'accomplit, non dans les poumons, mais dans le sang et dans la profondeur même de nos tissus. — La section du grand sympathique s'oppose à ce travail, il fait passer le sang artériel presque pur dans les veines, — Analyse comparative des gaz du «ang pendant le travail et le repos des muscles et des glandes... 269

DIX-SEPTIÈME LEÇON

DE Li CHALEUR ANIMALE.

,a chaleur animale a été habituellement envisagée comme le résultat d'une combustion. — Opinion de Lavoisier sur cette question. — Modifications ultérieures de ces idées. — La chaleur résulte-t-elle d'une simple oxydation des éléments de nos tissus? — Cette explication ne paraît pas suffisante. — Les modifications physiques qui s'opèrent au sein de l'économie produisent et absorbent de la chaleur.

— La chaleur du sang dans les veines ne dépend pas toujours des phénomènes d'oxydation dans les tissus qu'il traverse. — Dans les muscles, la disparition d'oxygène correspond à l'élévation de la température; il en est autrement dans les glandes. — Mais l'accélération de la circulation coïncide dans l'un et dans l'autre cas avec l'augmentation de la température. — Le frottement qui en résulte peut-il rendre compte de la production d'une certaine quantité de chaleur.'

— Les effets de la section du grand sympathique sont-ils d'accord avec cette manière de voir ? 275

DIX-HUITIÈME LEÇON

DE l'influence du SYSTÈME NEKVECX SUK l'ABSOEPTION.

L'action des nerfs s'exerce toujours par l'intermédiaire d'une substance contractile. — L'absorption, au point de vue physique, est un simple effet de l'endosmose. — Le double tourant qui résulte de ce phénomène physique ne se produit pas dans les vaisseaux aussi longtemps que le sang circule. — Il ne se produit alors qu'un courant d'endos-

mose. — L'absorption est retardée dès que lacirculation est ralentie. — Expérience de Magendie. — L'absorption d'un poison peut être empêchée parlaligature des vaisseaux. — On arrive au même résultat parla galvanisation desnerfs. — L'influence du système nerveux sur les phénomènes de l'absorption dépend de 'son action sur les vaisseaux. — Effets de l'inanition chez les animaux qui ont subi la section de certaines branches du grand sympathique 283

DIX-NEUVIÈME LEÇON

DES DIVEnS DEGRÉS D'exCITABILITÉ QUE PRÉSENTE LE SYSTÈME NERVEUX.

Considérations sur les altérations que présentent les nerfs divisés. — Tous les tissus peuvent passer de létat de repos à l'état d'activité et de l'état d'activité à l'état de repos, sous l'influence du système nerveux. — Les mêmes tissus présentent un degré bien différent d'excitabilité chez les divers individus d'une même espèce. — La différence est encore plus grande chez les animaux d'espèces différentes. — Chez tous les animaux les éléments organiques conservent toujours les mêmes propriétés physiologiques. — Les variations que présente l'excitabilité des tissus chez des animaux d'espèces différentes peuvent se retrouver chez un seul et même individu, selon les conditions physiologiques dans lesquelles il est placé. — Application de ces vues à l'action des médicaments et des poisons , 289

VINGTIÈME LEÇON

Page 1