AVANT-PROPOS. IX
du Collège de France m'en font encore un devoir et même un point d'honneur national.
Les expérimentateurs de tous les pays qui, depuis l'antiquité, ont cherché à rapprocher la médecine de la physiologie et des diverses sciences physico-chimiques, sont les vrais promoteurs de la médecine expérimentale. Je rappellerai ici les noms des hommes illustres qui depuis un siècle m'ont précédé dans la chaire de médecine du Collège de France.
En 1771, il y a juste cent ans, Portai y professait un cours de physiologie pathologique dans lequel il analysait les phénomènes des maladies à l'aide" d'expériences sur les animaux vivants (1).
Laennec, qui lui succéda, créa l'auscultation et fit faire un pas immense à la médecine expérimentale. A une interprétation vague et incertaine des symptômes des maladies, il substitua un diagnostic précis fondé sur la connaissance des conditions physiques des phénomènes morbides.
Magendie, qui vint ensuite, exerça une influence décisive qui fit pénétrer dune manière définitive l'expérimentation dans l'étude de la médecine scientifique.
(1) Mémoires sur la nature et le traitement de plusieurs maladies, par Antoine Portai, professeur de médecine au Collège de France, etc., avecle Précis des expériences, sur les animaux vivants^ a'un cours de physiologie pathologique, 2 vol. Paris^ 1800.