BÉFLEXIONS PRÉLIMINAIRES ET DÉFINITION DE LA MÉDECINE
Considérations générales. — Rapports de l'art médical avec les sciences médicales. — Degrés successifs du développement d'une science. — Objet du cours de pathologie expérimentale. — Utilité de la physiologie au point de vue du médecin 1
DEUXIÈME LEÇON
Nécessité de connaître les autres sciences pour étudier la médecine. — Les symptômes pathologiques peuvent être produits par des moyens artificiels. — Ils doivent s'expliquer d'après les principes de la physiologie. — Le système nerveux sert à la manifestation des phénomènes normaux de la vie, ainsi qu'aux réactions pathologiques. — Le développement du système nerveux s'accroît à mesure qu'on s'élève dans l'échelle animale. — Des phénomènes morbides peuvent se produire à volonté en agissant sur divers points du système nerveux, sans introduire dans l'économie aucun principe nouveau. — Effets observés sur un muscle ou sur un os par la suppression de l'infiux nerveux. — Certains phénomènes morbides qu'il paraît impossible de reproduire, au premier abord, sont cependant placés sous la dépendance du système nerveux, et le physiologiste peut les développer expérimentalement. — Certaines maladies ne sauraient-elles être imitées par des moyens artificiels ? — Le physiologiste parviendra-t-il un jour à ce résultat? ou sera-t-il toujours forcé d'admettre des principes morbides inexplicables par les données physiologiques? — Chaque espèce animale a ses maladies parliculières qui ne peuvent se transmettre aux espèces voisines. — Les perversions de la nutrition sont l'origine
TABLE DES MATIÈRES
de tous les tissus pathologiques. — Influence du système nerveux sur la nutrition. — Une maladie n'est pas un symptôme isolé, mais une série de symptômes. — Exemples : Efl'ets de l'ablation des reins et de la ligature de l'artère rénale. — Élimination supplémentaire de l'urée par la surface intestinale. — Effets de la cessation de cette élimination supplémentaire. — L'extirpation des deux reins produit toujours la mort. — L'ablation d'un seul rein n'est point nécessairement mortelle. — La section des nerfs du rein détermine toujours la mort en provoquant la gangrène de l'organe et en produisant un virus putride à l'intérieur de l'économie. — La médecine scientifique résulte d'une union intime de la physiologie et de la clinique 11
TROISIÈME LEÇON
DES IDI03YNCRAS1ES.
Influence des diverses causes de maladies sur les individus. — Leur action diffère considérablement suivant les cas particuliers. — Les prédispositions physiologiques sont aussi fréquentes que les prédispositions morbides. — Différence entre les diverses classes d'animaux sous ce rapport. — Différence entre des animaux appartenant à la même espèce. — La résistance vitale est plus développée chez les races inférieures, et la sensibilité nerveuse chez les races plus élevées. — Ces différences sont encore plus prononcées chez l'homme.
— Hypnotisme. — Magnétisme et somnambulisme. — Différences entre les animaux en état d'abstinencè, et ceux qui sont en pleine digestion. — Effets du froid, de l'ivresse ou de l'anesthésie. — L'action des médicaments n'est pas la même dans l'état de sanlé et dans l'état de maladie. — Ces différences tiennent surtout à l'état du système nerveux et aux modifications de l'absorption. — Expériences sur les glandes salivaires. — Le curare dans le traitement du tétanos.
— Diverses prédispositions morbides observées chez les animaux. — Des tendances analogues peuvent être artificiellement créées par la section de certaines branches du grand sympathique. — Les idiosyncrasies doivent être regardées comme dè simples prédispositions physiologiques , . . . . 22
QUATRIÈME LEÇON
DE I-A CATALYSE, ET DES AGENTS CHIMIQUES QUI PRODVTSENT LA MALADIE DANS LE CORPS VIVANT.
Difi"érences de l'action des poisons sur divers animaux. — Elles se rapportent à l'état du système nerveux. — Les animaux les moins sen-
TABLIÎ DES MATIÈRES.
sibles aux poisons névrosthéniqiies sont plus exposés aux maladies virulentes et contagieuses. — Cette différence s'explique par les altérations du sang. — Gangrène des parties dont les vaisseaux sont oblitérés. — Les principes virulents ne peuvent se développer qu'au sein d'une organisation vivante. — Difficulté d'expliquer leur mode de formation. — Tantôt le virus est répandu dans toute l'économie; tantôt il est localisé sur quelques points particuliers. — Hydrophobie.
— Morve. — Pneumonie contagieuse. — Certaines dispositions physiologiques offrent de l'analogie avec ces états morbides. — Le chien enragé ressemble à la vipère. — Moyens d'imiter artificiellement co processus morbide. — Injections de ferment dans les veines. — De sang putréfié. — De sang puisé dans les veines d'animaux, mourant de faim. — Phénomènes putrides qui en résultent. — Expériences de Pringle sur la contagion putride. — Les progrès de la médecine,
à cet égard, sont intimement liés à ceux de la chimie organique 33
CINQUIÈME LEÇON