DES POISONS MUSCULAIRES
L'absence de tout changement physique apparent dans les organes s'observe chez les sujets empoisonnés comme chez ceux qui succombent à des affections maladives. — L'action du curare et de la strychnine en sont des exemples. — Réflexions sur les effets particuliers que produit ce dernier poison. — Expériences qui paraissent décider la question. — Poisons musculaires. — Aniiar. — Digitale. — Corowal et Vao. — Vératrine. — Flèches empoisonnées de l'Amérique du Sud.
— Klles sont trempées dans une subslance spéciale. — Cette substance est analogue au venin du crapaud. — Considérations générales sur les venins. — Leurs propriétés diffèrent sous plusieurs rapports de ce que l'on avait supposé. — Ils offrent souvent un degré Irès-élevé de stabilité chimique. — Ils résistent à l'action de la chaleur et à divers réactifs énergiques. — Ils empoisonnent l'animal qui les fournil lui-même. — Venin du crapaud. — Effets généraux des poisons musculaires. — Ils se divisent en deux grandes classes. — Ceux qui agissent sur le coeur et ceux qui agissent sur le système musculaire. — Expériences sur divers animaux. — Modifications que ces poisons amènent dans les propriétés physiques du tissu musculaire.
— Elles sont analogues à celles qui se produisent après la mort. — Réaction acide du tissu musculaire. — Rigidité cadavérique prématurée. — Rapports entre les phénomènes physiques et physiologiques. — La disparition des propriétés vitales dans un tissu quelconque est toujours produite par des altérations matérielles. — La nature de ces altérations reste souvent inappréciable et inconnue. — Quel sera le programme du cours de pathologie expérimentale 146
rEÇOÎVIst SUR LEIS PROPniÉTÉl§ DE \L\ MOELLE ÉPIIVIÈRE.
PREMIÈRE LEÇON
Réflexions préliminaires. — But générai du cours. — Influence du système nerveux sur tous les actes de la vie. — Les racines nerveuses se divisent en sensilives et en molricos. — Dans l'état actuel de la science cette distinction est insufTisante. — Les (iropriétés physiologiques des tissus vivants, avant de disparailrc en entier^ subissent c. BERNARD. Path. exi>. 38
TAtBLE DES MATIERES.
une série de modifications très-imporlanles à connaître. — L'action des maladies modifie nos tissus d'une manière graduelle, au lieu de les désorganiser brusquemellt. — L'ékUrpation subite d'un organe ne donne donc pas une idée juste des actions pathologiques. — Exemple tiré des modifications de la sensibilité. — Plaies récentes.
— Différence entre les tissus doués de sensibilité et les autres qui ne le sont pas ; il n'e.\isté entre eux qu'une difl'érence de degré. — Les variutionâ de la sensibilité se rapportent toujours aux fonctions des racines pdstérieulres. — Les nerfs pneumogastriques sotit privés de sensibilité chez les aninlaux à jeun ; ils deviennent sensibles pendant l'acte de la digestion. — Les modifications qui surviennent dans les propriétés d'un nerf sé rattachent habituellement à l'élat deS tissus auxquels il se distribue. — Effets produits par la section du grand sympathique. — L'augmentation de l'activité muscukiire est l'une des causes principales qui développent la sensibilité de certaines régions du corpsi — Les impressions sensitives ne peuvent s'exprimer que par des mouvémentà; — Indications fournies par le cardiomètre dans lés cas douteux 159
DEUXIÈME LEÇON
bES Fonctions de la moelle kpinière.
Le caraclèïe ësèfetitiel du systètne nervëUx au point de viie physiôlogiqliéj c'est le diiâlisHië. — Là sétisibilité et la molrlcilé sont l'es deux ^tilndés pl-dprlélês îjUl d'e toUt lëliips ôiîl; été râppôrtêés au systèmë nerveuJc. — Division ahùlohiiqile relative aux pi'opriélès dès deux grands ordrés de lierfs. — Nerfs mixtes. — Recherches ahdtomiques dé ChârlfeS Béll. — fcxljêriencéâ dé Magëridîé el de Millier.
— Pourquoi les animaux inférieurs se prêtent-ils mieux aux recherches de ce genre ? — Procédés opératoires pour ouvrir le canal rachidlen. — Disposition fthattimlqUe dêS Mbitles àpihalês chez le chien.
— Expériences diverses sur les propriétés des nerfs rachidiens. — Expériences de Legallois sur les effets de la destruction totale de la moelle épinière. — Analysé dés phéndiiiènes de la sensibilité récurrente. — Peut-elle s'expliquer par les anastomoses qui existent entre les. nerfs sensitifs et moteurs ? — Les anastomoses des fibres nerveuses se fdrit ptobablémént aux éxlréiiiités terminales dés nerfs. — Dans quelques cas, l'union s'opère sur un point plus rapproché des centres.
— Exjicriencës slir le nerf sciatique. — Chez les animaux soumis à l'àiieslhésiè, IcS ràcihcs postérieures sont les dernières à perdre la sensibilité et M jlremîèrcs à ta recouvrer 117
TABLE DES MATiÈHIiS.
TROISIÈME LEÇON