DE LA. SENSIBILITÉ RÉCURRENTE
ExpcrlëlieeS ïclalives aUx fonclioiis de la moelle épirilôfé. — Les taclndâ postérieures servent à transtiiottre les impressions sensilives; les racines antérieures, à détetminer des lilouvements. Expériences tiiil démonlreht l'exislence de ces prdpriétés fohdaiherilaleSi — Sensibilité récUtl-entèi : — Les expél'ieuces qiii SOlil défetirtécs à là mettre en lumière doivent être prathiuééâ siir deS dnimaiiX st)}l6rieilrS. ■ — Précautions à prendre potir entretenir la sensibilité de l'animal. — Les nerfs peuvent devenir insenfeibleâ après l'Otlverlure dù canal hachidien. ■ — Opinions divbrÈes relatives à l'origine tle la sensibilité récurtente. — Elle est considérée comme étant le résultât dé la i'éflexion de fibres sensitives, qui reviennent de la périphérie au centre. — ^ Preuves à l'appui. — Caractères physiologiques des fibres sensitives et motrices. Les fibres motrices sont aplaties, les fibres sensitives ont une forme cylindrique. — Existe-t-il quelques fibres sensitives dans les racines antérieures, et quelques fibres molriceà dans lés facines postérieures? — Opinion d'Arnold sur ce point. — La sectiôH des racines postéi ieUrés détruit toute sensibilité dans leâ racines molHces correspondantes. — Considérations sur la élruclul'é de la rtioellè êjiinière. — La Sensibilité projpre ddnt elle joUit provient des racines poSléHelires. — Expériences diverses 6Ur la sensibilité técurfentc, . . 182
OtiATRlÈMÉ LEÇON.
CES MODIFICATIONS QUE SlJtîISSENT LES NERFS APRÈS UNE SECTION TRANSVERSAL È COMPLÈTE, ET DES PROPRIILtÉS INTRINSÈQUES DE LA MOELLE ÉPINIÈRE.
Modification que subissent les racines des paires rachidiehneSj après avoir été coupées. — Les nerfs qui ont été écrasés ou désorganisés ne se reproduisent plus. — Quand la section a été faite par un instrument tranchant, les résultats sont diitérenls. — Les racines motrices continuent à vivre par le bout central, dont l'extrémité se transforme en une petite tumeur, tandis que le bout périphérique s'atrophie. — • Pour les racines sensilives, c'est l'inverse qui a lieu. — Ces faits coïncident avec les résultats de l'observdtion clinique. — État des extrémités nerveuses dans les moignons des amputés. — Expériences de Waller. — Effets de la section des nerfs mixtes. — Le nerf se cicatrise après un certain laps de terhpé, et réprerid ses fdhctions. — ' Section de là clnqiiième paire, dans le cas de névralgie faciale. —
TAIJMC l)i:s MATlÈlUiS.
Propriélés intrinsèques de la moelle épinièie. — On la considérail autrefois comme étant formée parla réunion de toutes les fibres nerveuses, contenues dans les racines antérieures et postérieures. — Cette manière de voir était conforme aux idées de Charles Bell, — On sait aujourd'hui que l'encéphale, la moelle épinière et les racines des nerfs rachidiens, sont des organes distincts, quoique juxtaposés. — Sensibilité propre de la moelle épinière. — Expériences de Van Dcen.
— La moelle épinière, prise en elle-même, est dépourvue de sensibilité. — La sensibilité qu'elle possède lui vient des racines postérieures. — La moelle épinière est destinée à percevoir des vibrations nerveuses, comme le nerf optique à percevoir les impressions lumineuses. — Expériences de Magendie sur la rétine. — Expériences .sur la sciisibiiilô récurrente. — Résultais do la section du nerf sciatiquc.
— Conclusions qui eu découlent 190
* CINQUIÈME LEÇON
DES PROPIilÉTÉS INTRINSÈQUES DE LA MOELLE ÉPINIÈRE (suite).
La moelle épinière devient insensible quand elle est séparée des racines postérieures. — Pour le démontrer, il faut arracher les racines postérieures, au lieu de les couper. — Résultats d'une section unilatérale des cordons postérieurs. — Augmentation de la sensibilité et (le la température des parties correspondantes. — Expériences de Stanius, de Tlirck et de M. Urown-Séquard. — Les eflots d'une section unilatérale sont directs pour la partie inférieure de la moelle épiniéi e, et croisés pnur la partie supérieure. — Explication physiologique de ces phénomènes. — Effets produits par une section complète de la moelle épinière. — Augmentation de l'intensité des mouvements réflexes. — Phénomènes observés par Fouquier chez les paraplégiques. — Hypothèse de Millier. — Faits à l'appui. — La moelle épinière est un centre nerveux indépendant de l'encéphale 198
SIXIÈME LEÇON
DES l'KOPRlÉTÉS PIIVSIOLOUIQUES QUI SE DÉVELOPPENT D.VNS LES NERFS APRÈS UNE SECTION COMPLÈTE.
L'exagération des propriétés piiysiologiques qui s'observe dans les parties s6paré?s de l'encéphale se produit dans toutes les régions du système nerveux. — Tous les nerfs coiijiés présentent, pendant un certain espace de temps, une excitabilité plus grande qu'à l'état normal. — La sensibilité diffère de la douleur, — Les impressions produites sur
TABLK hV.A MATIKRKS.
les nfirfs ne doivent pas ôlre confondues avec la perception cérébrale qui nous en révèle l'existence. — Diverses expériences sur ce point. — L'sxcitabilité motrice participe à celte exaltation des propriétés après une section complète. — Les médicaments et les poisons agissent avec [ilus d'intensité sur les nerfs coupés. — L'excitabilité exagérée qui s'observe en pareil cas est l'un des premiers indices d'une mort prochaine. — Les muscles participent, aussi bien que les nerfs, à ce surcroît d'excitabilité. — Tous les tissus deviennent plus irritables quand l'influence nerveuse est supprimée. — Les nerfs ne sont donc pas seulement des excitateurs, ce sont aussi des freins. — Actions réflexes : leur mécanisme. — Effets d'une section complète sur les branches du grand sympathique. — Effets produKs sur le grand sympathique par la section du pneumogastrique. — Convulsions de l'asphyxie chez les animaux dont la moelle épinière a été coupée. . 205
SEPTIÈME LEÇON
DES PBnPRlÉTÉS DES NERFS SOUMIS A UNE SECTION COMPLÈTE (suite).
Piéi anitulation des principales expériences qui démontrent l'augmentation de l'e.Kcitabilité dans les nerfs coupés. — Hyperesthésie. — Action du galvanisme. — Action des médicaments et des poisons. — Action du curare. — Les agents médicamenteux, introduits dans l'économie, dirigent habituellement leur action plus spécialement sur les organes malades. — L'influence des nerfs sur la contractilité des vaisseaux explique cette affinité élective. — Comment les tissus des animaux inférieurs peuvent-ils acr|uérir les propriétés qui caractérisent les animaux supérieurs, et réciproquement? — Effets des poisons chez les animaux dont les nerfs ont été coupés. — Expériences diverses 213
ITOlTlftME LEÇON.
DES PROPltlIvTÉS DES \ERFS SOUMIS A UNE SECTION COMPLÈTE (suito).
Analyse des expériences tentées sans succès dans le cours de la leçon dernière. — Pourquoi ces expériences n'ont-elles pas réussi? — En physiologie, comme dans les autres sciences, les résultats d'une expérience faite dans les mômes conditions sont toujours identiques. — Des exceptions en médecine. — Différences individuelles qui peuvent exister soit à l'état de santé, soit dans l'état morbide. — L'irritabilité excessive des nerfs coupés est un pliénomène pathologique. — Celte excitabilité est aussi l'un des premiers symptômes produits par l'action du curare et de certains autres poisons. — L''s expérinnces qui
598 TABLE DES MATIÈRES
avaient échoué dans la séance précédente sont pratiquées celte fois avec succès 218
NfUYIÈME LEÇON,
DES DIFFÉRENCES QUE PRÉSENTENT LES NERFS SENSITIFS ET LES NERFS MOTEURS, APRES UNE SECTION COMPLÈTE.
L'action des médicaments et des poisons sur le système nerveux semble, au premier- abord, en exalter les propriétés. — Application de ces données à la pathologie. — Effets de l'opium. — Les lésions du système nerveux modifient les elfets des excitants extérieurs. — A l'état normal, le galvanisme agit plus énergiquement sur les nerfs moteurs que sur les fibres sensitives. — Le contraire a lieu après la section de la moelle épinière. — Elfets généraux des lésions qui portent sur l'appareil sensoriel. — Production artificielle d'accès épileptiformes. — Expériences de M. Brown-Séquard. — Parallèle entre les effets de la slryclinine et ceux du curare. — Troubles e.\clusivement produits sur le système nerveux. — Convulsions, troubles de sécrétion, etc. — Différence essentielle entre les deux grandes divisions du système nerveux, 2'2!i
DIXIÈME LEÇON
DES EFFETS PRODUITS SUR LE SYSTÈME MUSCULAIRE PAR LA SUPPRESSION DE l'influence NERVEUSE.
Intervention de l'élément contractile dans tous les phénomènes nerveux. — La contractillté est une propriété spéciale des muscles, indépendante des nerfe qui les animent. — Opinions diverses. — Expériences de M. Kûhne. — Variations de l'irritabilité musculaire. — Opinions de M. Remak. — Expériences do M. Duchenne, de Boulogne. — L'irritabilité nausculaire augmente quand toute influence nerveuse est supprimée. — L'action des poisons est en même temps plus rapide. — Parallèle entre les propriétés du tissu musculaire chez les batraciens et chez les mammifères. — Expériences diverses sur ce point 230
ON?;i$ME LEqON, DES VAI\l,ATIONS DE L'BXCITABILITÉ DES TISSUS VIVAMS.
L'excitabilité de tous les tissus augmente peu de temps avant la mort. — Un nerf étant coupé, l'augmentation de l'excitabilité se manifeste
TAULU RES MATiftnps. 599
d'abord dans le tronc principal, |)iiis dans les grosses branches qui en émanent, puis enfin dans les ramifications terminales, — Application de ces faits à la pathqlogio. — État des \wi^ dajis l'byslérie, dans la paralysie et chez les anémiques. — Les propriétés du grand sympathique sont analogues, à cet égard, à celles du système cérébrospinal. — La température du corps s'élève souvent de quelques degrés avant la mort. — Expériences sur le courant électrique des muscles. — La contraction musculaire peut servir d'excitant aux nerfs moteurs eux-mêmes 238
DOUZIÈME LEÇON
DE l'influence du système nerveux SUft i,ES PIIÉNflMÈfiES CHIMIÛV^'.S