‹ Leçons de pathologie expérimentale [electronic resource]Chapitre 39 sur 143 · C. DEKNARD. Palll. CXp · texte numérisé non relu

C. DEKNARD. Palll. CXp

diminulion de près d'une moitié dans la pression du sang à l'inlcrieur des vaisseaux, sans qu'il y ait eu d'hémorrhagie notable; à quoi pourrions-nous attribuer un phénomène si frappant, si ce n'est au profond affaissement du système nerveux? La digestion s'arrête sous l'intluence de cette opération; enfin il n'est pas rare de voir certains animaux, le lapin, le cheval, par exemple, succomber brusquement au moment où l'on vient de terminer l'expérience. Quoi d'étonnant, en pareil cas, si l'on trouve les racines postérieures insensibles et, à plus forte raison, les racines antérieures, dont la sensibilité n'est pour ainsi dire qu'un reflet de celle de leurs congénères?

Une expérience de Legallois mérite à cet égard d'être rapportée ; il avait souvent essayé de détruire, à l'aide d'un stylet, la moelle épinière chez de jeunes lapins, à l'exception de la région respiratoire de l'axe nerveux; une mort subite en était fréquemment la conséquence. Legallois en avait conclu que la destruction de l'axe médullaire, dans une grande étendue, produisait directement la mort. Cela était dû sans doute à l'intensité de la douleur, car en éthérisant les animaux, on parvient à leur faire subir cette mutilation sans les tuer, La douleur est donc en pareil cas la cause directe de la mort; et il est aisé de comprendre, à plus forte raison, que la sensibilité puisse être modifiée dans des opérations de ce genre. L'éthérisation est donc une précaution utile à prendre lorsqu'on veut ouvrir le canal racliidien; elle tend à conserver au système nerveux la sensibilité qui lui appartient à l'état physiologique.

En pratiquant l'expérience avec toutes les précautions

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