‹ Leçons de pathologie expérimentale [electronic resource]Chapitre 58 sur 143 · CONTRACTILITÉ MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

CONTRACTILITÉ MUSCULAIRE

culaire provoquée, clans le but de vous convaincre qu'on peut Ibrt bien réduire les animaux à température constante à l'état de ceux dont la température est variable. La section de la moelle épinière produit sans doute ce résultat; mais il ne s'agit point alors d'une simple paralysie, car une lésion de l'axe médullaire sur un point quelconque ne sufllrait pas pour déterminer de pareilles conséquences. Il faut le blesser très-haut, au-dessus du ren flement brachial, de manière à paralyser tous les nerfs respirateurs, excepté ceux du diaphragme, qui suffisent encore pour prolonger la vie pendant quelques temps et quelquefois vingt-quatre ou trente-six heures. On constate alors un abaissement notable de la température, et l'on voit l'excitabilité des tissus persister longtemps après la mort, comme chez les animaux inférieurs ou à sang froid.

On peut atteindre le même résultat en plongeant l'animal dans un milieu très-froid; il faut alors que la température du sang s'abaisse fort au-dessous de l'état physiologique, mais il ne faut pas dépasser certaines limites, au delà desquelles la vie ne saurait se maintenir. Le sang de la grenouille peut descendre jusqu'à 0 degré, il ne gèle pas encore à cette température-, l'animal continue à vivre et peut même revenir à l'état sain. Mais, chez un mammifère en dehors des conditions d'hibernation, dès que le sang est à 18 degrés, la mort s'ensuit ordinairement; parvenu à ce degré de froid, l'animal ne peut plus être ramené à une température plus élevée et ne tarde pas à mourir, quels que soient les moyens employés pour le rendre à la vie. Lorsque la température ne s'est abaissée

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