SUR LA FIÈVRE
Messieurs,
On peut dire d'une manière certaine qu'il est impossible de comprendre par la connaissance des phénomènes de la circulation générale le rôle de celle fonction dans les phénomènes locaux de l'inilammation.
C'est qu'en effet, indépendamment de la circulation générale découverte et décrite par Harvey, il existe des circulations locales propres à chaque organe, qui le rendent indépendant, jusqu'à un certain point, des organes voisins.
Je ne reviendrai pas ici sur les considérations anatomiques par lesquelles j'ai pu rendre compte de celte indépendance en montrant dans le système capillaire deux ordres de vaisseaux, les uns en quelque sorte interstitiels aux éléments, les autres anastomoliques. Grâce à cette disposition, on comprend comment, à côté des phénomènes de la circulation générale qui sont constants, chaque organe peut en offrir d'autres qui sont locaux et essentiellement variables; puis comment, à l'aide du
(I) Recueillie par M. le iluClcur Aii^'. Tni>icr el publiée lians la Clinique européenne, 9 avril 1859.
DE LA FIKYRF..
système nerveux, il se erée, avec une impulsion commune, unique, une pression particulière et variable.
Autant la notion des phénomènes de la circulation générale est restée stérile au point de vue de la pathogénie, aulant l'étude des circulations locales me paraît devoir fournir à la pathologie des données fécondes et intéressantes.
Une expérience que j'ai faite aulrefois, et sur laquelle j'ai eu souvent à revenir, est encore la donnée la plus nette que nous ayons sur ce sujet ; et j'y reviens de nouveau aujourd'hui pour l'analyser et voir quelles sont les interprétations qu'elle est actuellement capable de fournir à la médecine.
J'ai montré qu'en faisant la section du sympathique dans le cou, on produit dans la moitié de la lêtc à laquelle se distribue le filet cervical divisé, un ensemble de phénomènes que je vous rappellerai sommairement. Je dirai d'abord que le résultat le plus apparent est une augmentation de chaleur de toute cette moitié de la tête. Cette élévation de chaleur, appréciée pni' la comparaison des deux oreilles chez l'animal opéré, est d'ailleurs variable, suivant la température initiale de l'oreille, déterminée elle-même par la température extérieure. Noions toutefois que dans toutes ces variations, la température ne s'élève jamais au-dessus du degré de la chaleur propre de l'animal, c'est-à-dire de la température de son sang dans son cœur. En même temps que la température s'élève, on peut observer une augmentation locale de la pression très -sensible au manomètre différenliel dont j'ai fait usage. Celle pression augmentée ne
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peut, pas plus que la température, devenir plus considérable que celle du cœur. On observera encore qu'avant la section du filet cervical du sympathique, le sang sort des veines noir et en bavant; après la section il en sort rutilant, et quelquefois par jets, parce que les pulsations se conlinuent des artères jusque dans les veines ; c'est ce que j'ai vu sur la veine coronaire labiale chez les chevaux. Mais que l'on vienne alors à galvaniser le bout périphérique du filet sympathique coupé, on verra la température s'abaisser, la vascularisation devenir moindre, la pression diminuer et tomber au-dessous même de son type normal ; le sang redeviendra noir dans les veines, d'où il sortira de nouveau en bavant et en quantité extrêmement faible.
Examinons maintenant comment on a cherché à expliquer les phénomènes observés dans celte expérience.
Et d'abord on a prétendu que l'élévation de température du côté où a été pratiquée la section du sympathique était simplement due à la vascularisation plus grande des parties, et à ce que, dans un temps donné, dles étaieni traversées par ime grande masse de sang.
Cette explication estinsuftisante : outre la modification physique qui peut augmenter la chaleur des parties devenues plus vasculaires, il y a augmentation de l'activité des phénomènes chimiques interstitiels qui produisent la chaleur animale. Cela a été démontré par l'expérience faite sur un cheval, dans laquelle, garantissant la tête contre le refroidissement par le milieu extérieur, j'ai constaté une température du sang veineux plus élevée que celle du sang artériel. Cet excès de chaleur du sang
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veineux, à peine appréciable dans les condilions normales, devient bien sensible lorsqu'on a coupé le filel cervical du grand sympathique.
Le sang n'a pas subi alors, au contact des tissus, les modifications qu'il y éprouve d'ordinaire. 11 n'a pas eu le temps de devenir veineux ; il est plus rouge qu'à l'ordinaire et il arrive dans les veines animé d'une vitesse plus grande. Il paraît cependant avoir éprouvé un changement chimique réel, car il a acquis une coagulabilité beaucoup plus considérable.
Il y a, à la suite de la section du grand sympalhique, une augmentation de l'activité physiologique des parties : le tissu cellulaire est le siège d'une activité vitale plus grande, il s'y exhale de la lymphe plastique en plus grande abondance, la peau est plus chaude; nous l'avons vue chez les chevaux se couvrir de sueur d'un seul côté de la tête. Pendant l'hiver, la vapeur d'eau rejetée par l'expiration chez cet animal forme brouillard au sortir d'un naseau seulement. La sensibilité est augmentée dans toute la partie et il en est de même du ton musculaire; toutes les ouvertures, palpébrales, pupillaires, nasales, etc., sont rélrécies et la commissure labiale est ramenée en avant du côté opéré. Tous ces phénomènes, liés à l'inaction du grand sympathique, disparaissent quand on le galvanise ; alors les ouvertures se dilatent et la face prend un aspect cadavérique. En résumé, nous voyons les propriétés vitales exaltées sous l'influence de la section du nerf; la galvanisation, au contraire, les déprime ou les abolit.
Enfin, nous signalerons ici des faits qui, bien que
ollk PATHOI.OGIF. lîXPÉftIMBtSTALK.
diiïërerits jusqu'à un certain point de ceux que nous venons de rappeler, dérivent cependant de la même cause. Si l'on fait périr par hémorrhagie, ou si l'on empoisonne avec le curare un animal auquel on a coupé d'un côté le sympathique dans le cou, le côté de la tête qui correspond à la section semble survivre à l'autre plus ou moins longtemps.
Nous ne nous arrêterons pas ici sur les expériences nombreuses tentées pour suivre l'inlluence du sympathique dans différents organes, et pour la comparer à celle des nerfs cérébro-spinaux. Les expériences faites jusqu'ici n'ont encore donné que des résultats partiels dont cependant une conclusion générale nous paraît pouvoir être tirée : à savoir, que les phénomènes signalés comme étant propres au grand sympathique, prouvent que ce nerf est bien le seul vaso-moteur, c'est-à-dire le nerf qui règle les actions interstitielles des tissus.
Nous terminerons par une observation sur laquelle nous croyons devoir appeler l'attention, avant de passer de la physiologie à l'explication des phénomènes pathologiques.
On sait quels sont les résultats de la galvanisation du filet sympathique cervical. Or, sur un lapin auquel on a coupé le sympathique dans le cou, la galvanisation directe de l'oreille du côté qui correspond à la section donne des résultats différents de ceux que fournit la galvanisation du nerf lui-même. La galvanisation directe de cette oreille en élève la température ; la galvanisation directe de l'oreille saine la refroidit. L'action propre du grand sympathique peut donc se manifester comme con-
séijueiice de l'excitation d'un autre nerf et se montrer comme pliénomène réflexe. C'est là un fait qn W importera de ne pas perdre de vue lorsque nous chercherons à nous expliquer le mécanisme de cerlains états morbides. Mais pour le moment revenons sur le fait que nous venons de signaler. Lorsque nous galvanisons l'oreille du côté correspondant à la section, nous produisons de la douleur. (Nous avons, il y a deux ans, longuement insisté surrintluence qu'exerce la douleur sur les pulsations du cœur.) Dans cette oreille, l'excitation douloureuse devient le point de départ d'une congestion et même d'épancheinenls, d'autant plus prononcés que la coniractilité des vaisseaux ne vient plus y mettre obstacle. Le même résultat pourrait d'ailleurs être obtenu par l'excitation douloureuse d'une autre partie privée du nerf sympathique. Quand on galvanise au contraire l'oreille du côté sain, l'excitation portée par les nerfs sensitifs à la moelle en est ramenée ensuite par le sympathique, dont rîiction fait contracter les vaisseaux et produit alors un abaissement de température. Le sympathique étant intact, qu'on vienne de même à couper le filet cervical auriculaire, la galvanisation de son bout central produira le refroidissement de l'oreille; mais si l'on coupe le sympathique et si l'on galvanise le bout central du même filet cervical auriculaire, on produira une élévation de température.
Quand, pendant l'hiver, on expose au froid un lapin dont le sympathique du cou a été coupé d'un côté, on voit que l'oreille correspondant a la section du nerf résiste beaucoup plus au refroidissement. Je pense que le froid exerce singles nerfs de sentiment une inlluence analogue
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à celle que nous avons attribuée à l'électricité; ils portent à la moelle épinicre l'impression reçue, d'où action réflexe du sympathique qui resserre les vaisseaux du côté où il est resté intact. Lorsque le sympathique est coupé, cette réaction n'a pas lieu, et c'est pourquoi l'oreillo résiste davantage au froid.
Cherchons maintenant les points de contact que les phénomènes physiologiques que nous venons d'analyser peuvent offrir avec les phénomènes pathologiques.
Disons d'abord que lorsque, par la section du fdet cervical du grand sympathique, on a produit dans un côté de la tête une élévation de température, l'examen du côté opposé montre que la production de chaleur n'est pas absolue. Tandis qu'un côlé s'est échauffé, l'autre s'est refroidi : il se produit une sorte d'équihbration ou de compensation tout à fait analogue à ce qu'on a décrit sous le nom de révulsion. Il semble que l'organisme dispose d'une' propriété donnée et que lorsque ses manifestations augmentent dans un point, c'est pour diminuer dans un autre. Il en est de même de la pression qui, augmentant dans le côté correspondant à la section du sympathique, diminue du côlé sain : en effet, une même masse de sang étant poussée par un seul organe, si la pression augmente dans quelque point, c'est nécessairement pour diminuer dans les autres.
Nous avons vu en outre que du côté où le sympathique a été coupé, le sang conserve sa couleur vermeille en traversant les capillaires : les phénomènes de nulrition ne se sont pas accomplis. Pareille chose peut s'observer dans certaines conditions pathologiques. Ainsi, depuis que j'ai
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tîiil connaître mes expériences, on a signalé des cas, dans les lièvres graves, où le sang passait rouge dans les veines et même avec des pulsations. Dans ces conditions, le système sympathique se trouve dans un état qui équivaut à sa section ; alors aussi on observe une élévation notable de la (empéralure des parties périphériques.
Mais dans ces conditions encore il y a équilibration entre les phénomènes extérieurs de calorification et la production de chalem^ interne. Les fonctions hépatiques et intestinales, principales sources de la chaleur animale, cessent de s'accomplir. La chaleur a dû cesser de se produire dans les organes internes dont les fonctions sont suspendues; elle se produit au contraire très^activement dans les parties superficielles.
Nous trouvons donc dans l'état fébrile des symptômes tout à fait analogues à ceux que nous avons produits localement par la section du sympathique; et si l'on supposait la généralisation des phénomènes que nous avons observés à la suite de la section du filet ascendant du grand sympathique, on aurait une véritable fièvre ; augmentation de chaleur, de pression, du pouls, delà transpiration, œil brillant, etc.
Il est un autre phénomène de la fièvre qui s'explique encore fort bien par l'action du grand sympathique, c'est le frisson initial. Ce phénomène, nous l'avons vu, peut être produit par action réfiexe, par la galvanisation du bout central d'un nerf cérébro-spinal. Il peut donc y avoir refroidissement par surexcitation du grand sympathique, suivi d'une élévation de température par suite de son affaiblissement consécutif.
•V|8 l'A'l IlOl.or.ll', F.XI'KRIMRTSTALi:.
Or, (le même qu'on voit souvent l'nbolition d'une l'onction être consécntive à son excès d'activité, de même, dans le grand sympathique, on conçoit qu'une excitation un peu forte puisse être suivie d'un état de fatigue, de paralysie temporaire et incomplèle d'où résulte une production de chaleur. C'est ce qui s'observe encore lorsque, galvanisant le grand sympathique, on prolonge beaucoup l'opération : on arrive à produire la lassitude et la paralysie , et par suite une élévation de température des parties auxquelles il se distribue. C'est ce qui peut s'observer de môme après l'application topique du froid, suivie bientôt d'une augmentation de chaleur, etc.
La fièvre doit donc se comprendre comme une sorte de paralysie du grand sympathique, paralysie passagère et incomplète. Sous l'induence des agents extérieurs, cette lîèvj'e survient, caractérisée par un frisson suivi de chaleur, phénomènes physiologiques que nous avons pu observer dans les conditions fébriles créées artiliciellement. Si une cause quelconque produit une atteinte à la sensibilité générale, une action réflexe du grand sympathique produit un frisson, excitation réflexe bientôt suivie d'un relâchement qui amène une exagération des phénomènes circulatoires, de la sueur, etc.
Des médecins ont dit récemment que, toutes les fois qu'on saignait un fébricilant pendant la période de réaction d'un accès fébrile, le sang veineux était rutilant et présentait des pulsations. Autrefois on a signalé des faits analogues. Dans la lièvre, on a mentionné une augmentation de la fibrine du sang. C'est aussi ce que nous avons
1)K LA KIÈVlUi.
observé chez les animaux aux(|iiel8 nous avions coupé le Srand sympalhique.
Ue ce qui [irécède, il résulte que la fièvre doit être considérée comme un phénoinène purement nerveux. Nous pouvons, en effet, en produire toutes les conditions organiques en agissant sur le système nerveux, et sur lui seul. La fièvre peut prendre origine tantôt dans une excitation du système nerveux sensitif externe, tantôt dans l'excitafion du système nerveux sensitif interne à la surface interne du cœur, des vaisseaux ou des organes splanchniques.
On conçoit très-bien, maintenant, qu'une altération du sang puisse être la conséquence de cette lésion primitive de l'innervation, et que cette altération amène une pneumonie, une pleurésie, etc. Mais l'affection locale est consécutive : dans ces circonstances, il n'est guère possible de la comprendre autrement; et ce qui le prouve, c'est que dans certaines fièvres graves, fièvre jaune, fièvre typhoïde, etc., les altérations pathologiques après la mort sont d'autant moins marquées que la fièvre est plus intense, c'est-à-dire que la mort est arrivée plus vite. Nous aurons occasion, d'ailleurs, en traitant de l'inflammation, de revenir sur ces états locaux. Nous voulons seulement établir, pour le moment, que l'expérience de la section du grand sympathique, dans le cou, nous rend compte, par la généralisation des résultats, de tous les phénomènes de la fièvre.
Quant à la cause de la fièvre, elle peut, ainsi que nous l'avons dit, être extérieure ou interne. Elle peut tenir au transport d'une !>ubstance morbide dans les veines, car
âÔO 1»ATH0LUG1IÎ EXPÉlUMliNlALli.
011 produit artiliciellement un accès de fièvre eu injectant une matière putride dans les veines, La cause déterminante de la fièvre pourrait encore agir sur les centres nerveux, sur l'enveloppe cutanée, et atteindre le sympathique par mécanisme réflexe. Mais l'étude de toutes ces causes nous entraînerait trop loin de notre sujet actuel; car nous ne voulons montrer ici que la relation qui existe entre les phénomènes physiologiques et les phénomènes morbides.
Nous avons considéré aujourd'hui la lièvre indépendamment des désordres locaux qui souvent l'accompagnent, désordres qu'on a rattachés à un état organique auquel on a donné le nom (ï inflammation. La fièvre sans doute ne peut pas exister sans cause, mais elle peut exister indépendamment des aflections locales (jui en sont ordinairement la conséquence : la fièvre intermittente en est nn exemple. L'état inflammatoire entraîne, outre les conditions Ibnctionnelles qui caractérisent la fièvre, des conditions nouvelles, notamment la formation du pus. Nous aurions donc à étudier, dans ces phénomènes, l'influence du système nerveux sympathique, qui ne doit jamais être mis de côté dans l'étude de l'inflammation.
LEÇON
SUR LES PROPRIÉTÉS SENSITIVES DU GRAND SYMPATHIQUE, ET DES MOUVEMENTS RÉFIEXES QUI SE PRODUISENT SOUS SON ACTION (1).
Messieurs,
Nous avons étudié jusqu'ici dans le grand sympathique le nerf moteur des vaisseaux et examiné quelques-uns des états palhologiques qui peuvent être déterminés par des lésions de l'élément nerveux sympathique. Mais le système sympathique n'est pas seulement un appareil moteur; nous devons encore considérer en lui l'élément sensitif très-peu connu et cependant très-digne de Têtre.
On a souvent cherché à déterminer si les ganglions étaient ou non sensibles, et les observations ont conduit à des résultats contradictoires qui tiennent nécessairement à ce qu'elles ont été faites dans des conditions différentes. Après avoir trouvé dans nos expériences les ganglions tantôt sensibles, tantôt insensibles, nous sommes arrivé à en dégager quelques données intéressantes.
La plupart de nos expériences ont porté sur le ganglion premier thoracique. On peut arriver sur lui sans ouvrir la poitrine ; en effet, il se trouve situé, chez le ciiien,
(I) 24 juin 185!). — Recueillie par M. le tlocteur Auguste Tripier, et publiée dans la Clinique européenne, 16 juillet ISftO»
352 I>ATH0L0G1IÎ ICXl'IÏIUMEMALi:.
•lans l'espace compris entre la première et la deuxième côle, en arrière et en dehors de la plèvre. Une fenêtre ouverte en arrière dans les muscles intercostaux, amène sur ce ganglion, sur lequel on peut agir ainsi, sans faire pénétrer l'air dans la plèvre. Les ganglions du sympathique ne sont pas sensibles au contact ; parfois ils le sont peu à la pression et même à l'écrasement. Après la contusion qui résulte de l'écrasement, le point sur lequel on a agi devient noir, comme ecchymose ; c'est là une particularité que ne nous a présentée aucun autre tissu.
Eh bien ! ces ganglions insensibles au contact, à peine sensibles au pincement et à l'écrasement, sont d'une sensibilité extrêmement vive au tiraillement et surtout au galvanisme. C'est cette sensibilité au galvanisme que nous avons étudiée. L'excilation motrice de ce nerf n'est en rien comparable, comme inlensilé et rapidité de l'effet produit, avec l'excitation sensitive. Aucun nerf ne nous a présenté d'ailleurs, sous ce rapport, rien de semblable.
Nous aurons indiqué tout ce que donne à observer la sensibilité du ganglion premier thoracique au tiraillement, quand nous aurons rappelé que, lorsque nous l'avons arraché (opération que nous avons souvent pratiquée par la méthode sous-cntanée, pour produire les désordres dont il a été question quand nous avons traité de rinflammntion), la douleur produite a été extrêmement vive et a persisté avec une assez grande intensité pendant trois ou quatre jours dans la patte correspondante. Dans ces cas, la patte qui se trouvait dans l'extension était aussi plus chaude que celle du coté opposé, et la