SUSCEPTIBILITÉ TOXIQUE DES NERFS
nisons ensuite les deux nerfs à plusieurs reprises; mais l’excitabilité s’est éteinte très vite et d’une manière simultanée des deux côtés, de sorte qu’aucune différence n’a été remarquée. L’expérience n’a pas réussi, messieurs, parce que la dose de curare était trop forte et que les chaleurs de l’été ont amené une mort trop rapide du nerf. Nous la répéterons chez un second animal, avec une dose plus faible de ce poison.
Nous reprendrons ce sujet à la prochaine séance.
HUITIÈME LEÇON
DES PROPRIÉTÉS DES NERFS SOUMIS A UNE SECTION COMPLÈTE (suite).
SOMMAIRE : Analyse des expériences tentées sans succès dans le cours delà leçon dernière. — Pourquoi ces expériences n’ont-elles pas réussi? —En physiologie, comme dans les autres sciences, les résultats d’une expérience faite dans les mêmes conditions sont toujours identiques.— Des exceptions en médecine. — Différences individuelles qui peuvent exister soit à l’état de santé, soit dans l’état morbide. — L’irritabilité excessive des nerfs coupés est un phénomène pathologique. — Cette excitabilité est aussi l’un des premiers symptômes produits par l’action du curare et de certains autres poisons. — Les expériences qui avaient échoué dans i la séance précédente sont pratiquées cette fois avec succès.
Nous allons continuer nos études sur les variations que présentent les propriétés des nerfs dans de certaines conditions pathologiques, en les comparant avec celles qui existent à l’état sain ; ces différences, vous le savez, se rattachent surtout à des variations d’intensité des propriétés nerveuses, ce qui démontre bien clairement que l’état physiologique et l’état pathologique ne sont réellement pas séparés, mais se confondent par des nuances insensibles.
Nous avons cherché, dans la dernière séance, à vous démontrer que les actions médicamenteuses et toxiques donnent lieu, pour les nerfs malades, à des considéra-