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DIAGNOSTIC DES CHLORO-ANÉMIES ET DES AFFECTIONS DU COEUR

et borné aux vaisseaux; s'il se propage à l'orifice aortique la difficulté réparait, et dans ce cas il faut tenu- compte de 1 état de la circulation artérielle et capillaire. Dans les maladies cœur, et pour être plus précis, dans le rétrécissement aorUque qui seul présente des analogies avec la chlorose, le pouls petit, dur, tandis que le pouls chez les chlorotiques est ample et mou. La circulation capillaire dans la chlorose est diminuée, et la pâleur est caractéristique; dans la lésion organique ce l’aorte, la circulation se trouble principalement dans l ence-

Pl Enfin, et c’est le signe pathognomonique, ce rétrécissement organique, qui laisse les circulations locales intactes, s accompagne toujours d’une hypertrophie du ventricule gauche , dont les fibres musculaires se développent en raison directe de l’obstacle; cette hypertrophie compensatrice se traduit par une augmentation du volume du cœur, que le plessimètre perme d’affirmer avec certitude. Rien de semblable n’a lieu dans a chlorose; en tous les cas, l’hyçertrophie ou la dilatation de l’organe n’est que transitoire.

Enfin dans les chloroses les plus marquées, en tant que le sang n’a pas perdu de son albumine, il ne se produit pas d’œdème vrai; le rétrécissement aortique peut gêner la circulation veineuse, particulièrement des membres inférieurs, qui deviennent souvent le siège d’une infiltration plus ou moins marquée; mais cette circonstance ne se présente que si le cœur

hypertrophié subit la dilatation.

Hypertrophies. — Les hypertrophies ont des signes négatifs ou positifs qui suffisent presque toujours à la diagnose. L’hypertrophie vraie, c’est-à-dire avec augmentation des fibres musculaires, l’hypersarcose en un mot, reconnaît deux ordres de causes : les unes dépendent des obstacles au cours du sang; les autres sont intrinsèques. Le muscle cardiaque, comme les muscles en général, se développe par suite d’un excès de travail, lequel se manifeste chaque fois que les efforts de contraction du cœur sont destinés à surmonter les résistances locales que présentent les orifices rétrécis ou dilatés, ou bien enfin 1 engoigement des viscères; l’excès de tension artérielle résultant de la destruction d’un réseau capillaire, comme par exemple celui

2Ü4 diagnostic des chloro-anémies et des affections du coeur.

des reins atrophiés ou amyloïdes, suffît aussi pour amener

circuh, r°P ll<? ü.anS l°UteS CGS CirCOnstances’ 11 existe dans la circulation centrale ou périphérique un obstacle matériel facile

à reconnaître ; c’est pour surmonter cet obstacle que le muscle cardiaque subit une nutrition plus active, une hypersarcose compensatrice. En dehors de ces conditions mécaniques l'hypertrophie est très-rare; on prétend qu’elle peut résulter d’un excès dynamique, d’un fonctionnement excessif, ainsi comme effet des palpitations, ou bien de la grossesse. Je l’ai constatée pendant la période de croissance; ici, l’excès de travail serait purement fonctionnel, et sutlîrait pour expliquer le développement du muscle cardiaque. Dans ces cas, il n’existe pas de bruit de souffle évident ni au cœur ni dans les vaisseaux; mais s’il est vrai, comme on l’a dit, que le cœur peut s’hypertrophier ou se dilater dans la chlorose, la difficulté semble insurmontable ; toutefois le fait lui-même n’est pas démontré. En tous les cas, cette hypertrophie est transitoire.

Dilatation du cœur. — La dilatation du cœur occupe surtout les oreillettes; plus rarement le ventricule droit, et plus rarement encore le ventricule gauche; elle reconnaît, comme les hypertrophies, deux séries de causes, les unes intrinsèques, dépendantes des obstacles au cours du sang, les autres inhérentes au tissu musculaire, dégénéré par suite d’une endocardite ou d’une rugosité, ou du marasme général; mais les effets de la dilatation sur le cours du sang sont absolument inverses de ceux de 1 hypertrophie; ia somme de travail doit nécessairement subir une diminution : 1° les artères sont donc moins remplies et le pouls est petit; 2° la circulation est ralentie; 3° le sang s’imprègne, par conséquent, d’acide carbonique; k° les veines et les capillaires sont distendus; 5° les palpitaions sont fréquentes; 6° la respiration est brève; 7° la pointe du cœur bat plus en dehors et en bas, généralement avec une grande faiblesse. Dans la chlorose, au contraire, le pouls est large et mou, le cours du sang est normal, les capillaires sont vides ; les artères sont le siège de bruits anormaux; les palpitations des chlorotiques ne se manifestent pas toujours à l’occasion des efforts ; enfin la dyspnée, qui dépend de la diminution des globules et de l’oxygène, ne rend pas le sang veineux ni la

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