II. DIAGNOSTIC DES CHLORO-ANÉMIES ET DES AFFECTIONS RESPIRATOIRES
Les dyspnées des chlorotiques ont deux types; les respirations sont, ou bien accélérées, superficielles, ou bien anxieuses, profondes, ralenties; ces dyspnées caractéristiques, dont les unes rappellent l’excitation, les autres l’épuisement des nerfs vagues, ont cependant été l’objet de nombreuses méprises; c est avec la dyspnée mécanique de la tuberculose et d’une autre part, avec la dyspnée asthmatique qu’on les a le plus souvent
confondues.
Tuberculose. — Lorsque la chlorose est simple, elle est facile à discerner des tubercules pulmonaires; lorsqu’elle s’accompagne d’hémoptysies supplémentaires, ce diagnostic devient d’autant plus difficile, que la phthisie s’annonce souvent par une véritable anémie.
Les chlorotiques, comme les phthisiques éprouvent de la gêne respiratoire, des douleurs intercostales ou doi sales, paifois une petite toux quinteuse sèche ou avec quelques rares crachats, muqueux, épais; la menstruation fait défaut chez les unes comme chez les autres ; enfin la nutrition languit et 1 aspect général des malades est profondément altéré ; il semble donc que l’analogie soit complète et la méprise jusqu’à un cerpoint justifiable. Toutefois l’analyse physiologique des symptômes communs permet d’éviter cet écueil; et de plus, il existe des signes indubitables, caractéristiques, de chacune des deux maladies.
L’examen comparatif des phénomènes respiratoires en est la preuve la plus convaincante; ainsi, la dyspnée, continue dans