‹ Lecons de pathologie expérimentale. Premier fascicule. Du sang et des anémiesChapitre 39 sur 65 · DES SÉCRÉTIONS, NUTRITIONS ET LÉSIONS DE TISSUS · texte numérisé non relu

DES SÉCRÉTIONS, NUTRITIONS ET LÉSIONS DE TISSUS

Les sécrétions sont peu modifiées chez les anémiques ; les urines ont moins de densité et contiennent moins de matières fixes minérales ou organiques ; c’est l’excès relatif d’eau qui est cause de cette transsudation plus facile.

DIAGNOSTIC DES CHLOROSES. 2/|3

La glycogénie est, dit-on, moins active, mais ce t'ait n’est pas prouvé.

La nutrition générale ne subit pas de modification sensible dans les anémies d’origine hémorrhagique et les chloroses; l’amaigrissement existe rarement, ou transitoirement par des causes incidentes. La maladie est compatible avec un certain degré d’embonpoint qui fait contraste avec la langueur des fonctions et l’aspect des téguments. Souvent la peau est atteinte d’urticaire, la transpiration est rare, l’épiderme est sec, souvent écailleux et parfois la dénutrition porte sur les couches profondes du derme ou sur les papilles pilifères, de manière à entraîner la destruction des cheveux; les os deviennent grêles, les dents se perdent. Il n’est pas rare de voir survenir de véritables lésions de tissus; les nerfs, surtout ceux qui ont été atteints de névralgies, et les muscles paralysés peuvent s’atrophier au bout d’un certain temps. Les tissus des membranes muqueuses peuvent s’ulcérer; les ulcères plats de l’estomac sont fréquents chez les chlorotiques.

Toutes ces lésions de nutrition sont indirectement sous l’influence du système nerveux vaso-moteur; on sait que les parties privées de cette innervation sont plus exposées aux irritations; il suffit de la moindre cause pour léser profondément un organe dont la circulation est troublée ou exagérée ; les plaies suppurent plus facilement dans ces points; la dénutrition est imminente.

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