DIAGNOSTIC DES CHLOHOSES ET DES AFFECTIONS RES1MRAROIRES
L’aménorrhée est constante dans la chlorose, et les règles se continuent souvent dans la tuberculose. Enfin, la nutrition est profondément altérée dans ce dernier cas, et l’amaigrissement est rapide, tandis que les chlorotiques conservent un certain degré d’embonpoint. Au résumé, la chlorose simple se disdingue facilement de la tuberculose par les différences que présentent les signes communs, et par les caractères spéciaux des signes propres â chaque maladie.
Lorsque la chlorose se complique d’hémoptysies supplémentaires, des difficultés véritables surgissent ; chez une dame atteinte d’aménorrhée chlorotique, des hémoptysies répétées avec toux et dyspnée ont longtemps fait croire à des médecins . éminents qu’il s’agissait de tubercules pulmonaires ; les bruits vasculaires, qui étaient très-manifestes, furent mis sur le compte de l’anémie consécutive aux hémorrhagies pulmonaires; mais l’absence de fièvre et de dépérissement, la persistance des crachements de sang, conjointement avec la durée de l’aménorrhée, la sonorité naturelle du poumon, et surtout la conservation du murmure respiratoire normal, devaient défier toute méprise, et cette malade, en effet, guérit complètement.
Il reste à signaler une dernière difficulté ; la chlorose simple ou hémoptoïque peut être confondue avec l’anémie qui précède souvent la tuberculose ; il n’est pas rare de voir des malades pâlir et maigrir en même temps qu’elles présentent une toux sèche et fréquente, sans signes physiques bien accusés; en pareil cas, il faut précisément tenir compte de celte rapidité de l’amaigrissement, et de cette décoloration qui s’opère, sans qu’il y ait de déperditions ni d’inanitions susceptibles d’expliquer l’anémie. Il est un autre phénomène plus caractéristique, c’est l’extrême faiblesse et l’inappétence qui accompagnent ces invasions lentes de la phthisie; bientôt celle-ci, progressant d’une manière fatale, provoque le développement d’une fièvre à redoublements nocturnes, qui ne laissent plus aucun doule dans l’esprit de l’observateur.
Asthme. — L’asthme n’a de commun avec la chlorose que la dyspnée; mais tandis que l’oppression chlorotique est continue ou se manifeste principalement par les mouvements ascensionnels du thorax, l’asthme procède par accès qui sont carac-