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PERSISTANCE DU POUVOIR AUTOMOTEUR

d'anesthésie profonde dans lequel se trouve Tanimal en question, on peut voir des convulsions survenir au moment de la mort. Ces convulsions sont, il est vrai, moins intenses que celles qu'on voit se produire chez un animal normal, mais cependant elles existent, et elles sont évidemment une preuve de la conservation, dans une certaine mesure tout au moins, du pouvoir automoteur des centres.

Cette persistance du pouvoir automoteur et du pouvoir excitoréflexe est surtout remarquable dans les» régions supérieures du névraxe. C'est Toeil pour lequel on voit cette conservation persister le plus longtemps. Au début de Tanesthésie, il est absolument de règle de voir se produire du nystagmus, des mouvements désordonnés des globes oculaires; plus tard, on voit, à une certaine période, le réflexe rétinien qui persiste, bien que l'individu n'ait plus aucune conscience; et enfln, à une période plus avancée, au moment où l'anesthésie va devenir efficace pour l'application chirurgicale, on observe une dissociation, une indépendance des mouvements des globes oculaires qui marque la terminaison imminente de la période que je vous retrace en ce moment.

La disparition des réflexes médullaires d'origine externe se produit à son tour; la résolution musculaire et la narcose sont profondes. C'est le summum de Teff'et utile pour l'application chirurgicale; mais c'est également, comme je vous l'ai déjà dit, le point qu'il est important de ne pas dépasser.

A ce sujet je vous rappelle un fait sur lequel j'ai déjà appelé votre attention. Cette dissociation des propriétés du système nerveux, telle que je viens de vous la décrire, parait caractéristique de l'action des substances hypno-anesthésiques. Je vous rappelle l'expérience de Frédéricq sur l'anémie artificielle de la moelle, expérience dans laquelle on voit la dissociation se faire d'une façon très différente : la sensibilité ne disparaît qu'après la motilité, alors qu'au contraire, sous l'influence des hypno-anesthésiques, c'est la sensibilité qui disparait en premier lieu, puis ensuite la motilité.

Il est intéressant, aussi bien au point de vue de la physiologie spéciale du chloroforme qu'au point de vue des applications médicales, de dire quelques mots de l'ordre suivant lequel s'effectue la disparition des différents réflexes.

Le réflexe patellaire est un de ceux qui disparaît en dernier ; après lui le réflexe oculo-palpébral disparaît à son tour; et enfin M. Dastre

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