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SYNCOPES PRIMAIRE ET SECONDAIRE

blissent, le pouls devient mou, la pression s'abaisse de plusieurs centimètres, le tonus vasculaire est diminué ; on observe alors de la dilatation vasculaire, autant par suite de Taffaiblissement du myocarde que par suite de la paralysie, partielle tout au moins, des vasoconstricteurs. Et en effet, à la limite même, si Ton pousse Texpérimentation plus loin, on voit qu'il ne se produit plus de constriction vasculaire par l'excitation du sympathique, plus de réflexes vasoconstricteurs par l'excitation du sciatique, ou même par l'excitation du laryngé supérieur.

La succession des phénomènes que je viens d'indiquer constitue ce qu'on pourrait appeler le type régulier, dans lequel la vaso-constriction persiste continuellement. C'est là, comme je vous le disais tout à l'heure, une exception ; et presque jamais on ne voit les choses se passer de la sorte. De manière qu'il faut compter bien plus avec les irrégularités de ces deux types; et que c'est précisément dans l'élude de ces irrégularités que réside l'intérêt de l'action physiologique spéciale exercée sur la circulation par le chloroforme.

Irrég^ularités. — Eh bien, la première des irrégularités qui peut frapper, c'est celle qui détermine la syncope cardiaque primitive, celle que M. Duret a appelée syncope laryngo-réflexe.

Syncope primaire. — Celle-là se produit au début de la chloroformisation, par suite de l'irritation des filets terminaux du trijumeau, ou mieux encore, du laryngé supérieur. Le réflexe se fait par le bulbe et la voie du pneu mo-gas trique; il peut en résulter, comme je vous l'ai dit, un arrêt du cœur.

Syncope secondaire. — Mais une autre syncope cardiaque peut se montrer à une période plus avancée de la chloroformisation, c'est celle que M. Duret a appelée syncope secondaire ou bulbaire. Si le chloroforme n'est pas administré avec une continuité graduée et très régulière, si, par exemple, une inhalation trop brusque aux premières périodes met tout à coup un flot de vapeurs de chloroforme en contact avec les muqueuses respiratoires, la moelle se trouve envahie par un afflux trop abondant de vapeur aneslhésiante; et l'excitation qui en résulte éclate brusquement à la suite de l'action exercée sur les accélérateurs cardiaques de la moelle cervico-dorsale.

On voit alors les pulsations cardiaques monter brusquement au chiffre de 150 à 160; la pression s'élève d'une façon correspondante dans les premiers moments, mais elle baisse bientôt. Suivant la loi

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