‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 122 sur 406 · DANGERS. — CAUSES. — SIGNES PRÉCURSEURS · texte numérisé non relu

DANGERS. — CAUSES. — SIGNES PRÉCURSEURS

Nous allons entrer aujourd'hui dans l'application des données précédemment acquises, en commençant par l'étude de l'emploi chirurgical du chloroforme au point de vue de Tanesthésie. Cette étude débutera nécessairement par des considérations sur l'administration de la substance anesthésique.

Je crois qu'il est utile d'entrer ici dans certains détails qui pourront, au premier abord, paraître un peu terre à terre, mais qui cependant sont d'une importance considérable, et voici pourquoi.

Dans les services chirurgicaux où vous voyez employer les anesthésiques, il est évident que le chirurgien n'a guère le temps de se préoccuper de vous donner les indications nécessaires à l'administration, au mode d'emploi de cet anesthésique ; d'autre part, son attention est fortement sollicitée par l'opération qu'il a en vue. L'anesthésie est reléguée, pour ainsi dire, au second plan et confiée à un aide qui est, en quelque sorte, l'accessoire du chirui^ien. Il ne faut cependant pas perdre de vue que la mission de cet aide est extrêmement importante. Du moment où vous avez accepté d'administrer le chloroforme ou un anesthésique quelconque à un individu, il faut bien vous persuader que vous tenez entre vos mains la vie de cet individu; et que, de quelques instants de distraction, ou de la méconnaissance d'un des faits que nous allons avoir à passer en revue, peut très bien résulter la mort de l'individu dont l'anesthésie vous est confiée.

Le manuel opératoire qui consiste à administrer le chloroforme est extrêmement variable et on peut dire qu'il diffère avec chaque chirurgien. Il en est de cela comme de tous les procédés opératoires

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