ANALOGIES ET DIFFÉRENCES AVEC LE CHLOROFORME
Lanesthésie par Télher, dont nous. allons nous occuper aujourd'hui, est, dans ses grandes lignes tout au moins, comparable, par son déterminisme physiologique, à Tanesthésie par le chloroforme dont nous venons d'achever Tétude. Les détails dans lesquels je suis entré à propos de Faction physiologique du chloroforme me dispenseront d'entrer, relativement à Téther, dans des détails de même ordre; mais, comme vous allez le voir cependant, il est nécessaire d'étudier d'une façon particulière quelques points de l'action anes- Ihésique de l'éther parce que si, dans les grandes lignes, ces deux aneslhésies se ressemblent, il y a certains côtés de détail par lesquels l'anesthésie obtenue au moyen de l'éther diffère de l'anesthésie réalisée à l'aide du chloroforme, et on doit trouver là des données, relativement à l'indication à saisir au point de vue de l'emploi chirui^ical de chacun de ces aneslhésiques.
Nous allons passer en revue d'abord, très rapidement, les phénoniènes généraux de l'anesthésie par l'éther pour nous étendre ensuite nn peu plus sur les phénomènes de discordance qui existent entre l'action physiologique de l'éther et celle du chloroforme.
On peut distinguer trois périodes dans l'anesthésie par l'éther : la période cérébrale, la période médullaire et la période bulbaire, exactement comme nous avons vu que cela était possible à faire en ce qui regardait le chloroforme.
Cependant, l'éther étant incontestablement un agent hypno-anesthésique beaucoup moins intense, beaucoup moins énergique que le chloroforme, la dissociation des phénomènes est plus accentuée; et l'on peut, en menant une éthérisation lentement, mettre en relief