‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 309 sur 406 · ACTION SUR LE TISSU MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

ACTION SUR LE TISSU MUSCULAIRE

les excitations qui sont appliquées sur la région cocaïnée. (Voir fig. 33, 34 et 35.)

A la fin de cette réunion, je vous ferai voir, sur une des grenouilles qui vont servir à d'autres expériences, ce fait qu'en touchant avec une solution un peu concentrée de cocaïne un gastrocnémien de cette grenouille, nous le rendrons absolument inexcitable sous rinfluence d'un courant électrique, même intense, tandis que ce musdle pourra encore se contracter sous Tinfluence de rexcitation du sciatique. Nous assisterons donc à une suppression complète des excitations portées directement sur le muscle, tandis que la contractibilité, par l'intermédiaire du système nerveux, est parfaitement conservée. Nous pourrons également constater que la contraction de ce même muscle pourra encore être déterminée par voie d'excitation réflexe. Ce même phénomène est également des plus nets sur les graphiques que je vous montre en ce moment (fig. 33 et 34) et qui sont relatifs à des expériences exécutées par M. François-Franck sur des mammifères.

Il y a aussi, relativement à l'influence de la cocaïne sur les muscles, à tenir compte d'une influence considérable due aux doses; et, je ne saurais, en outre, trop insister sur le degré de dilution : j'ai déjà attiré plus d'une fois votre attention là-dessus; il y a excitation du muscle lorsque la dose est très faible; dans le cas contraire, il y a paralysie.

A ce sujet, on doit encore à François-Franck des expériences extrêmement remarquables parce qu'elles lui ont non seulement permis d'élucider certains points de la physiologie de l'appareil circulatoire, mais encore de pénétrer plus avant dans l'interprétation de l'action de la digitaline. La cocaïnisation locale du cœur agit exactement de même sur l'excitabilité du myocarde que sur les éléments anatomiques d'un muscle quelconque; l'excitabilité directe est supprimée, mais l'action des nerfs accélérateurs sur le myocarde n'est pas alTectée par cette cocaïnisation préalable du myocarde; et comme vous le savez, l'action des nerfs accélérateurs peut être assimilée à celle des nerfs moteurs. Si l'on vient à faire une application d'une solution un peu concentrée de cocaïne sur une région limitée quelconque de la masse ventriculaire, on peut atténuer, supprimer même, dans la zone ainsi imprégnée et si l'action de la cocaïne est sufflsamment intense, les efl'ets d'excitations électriques* Lorsqu'on

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