‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicale (volume 2)Chapitre 369 sur 406 · MODES D'EMPLOI DU GHLORAL · texte numérisé non relu

MODES D'EMPLOI DU GHLORAL

de la potion en principes actifs, en admettant encore qu'il ne se produise rien de nuisible au malade, ce qui pourrait fort bien se réaliser dans quelques cas.

D'autres modes d'emploi médicamenteux peuvent servir pour utiliser le chloral. C'est ainsi que, dans certains cas, lorsqu'on y est autorisé par des circonstances particulières, on peut employer le chloral par voie d'injections intra-veineuses en utilisant pour cela les formules qui ont été données il y a quelque temps par M. Mayet. Cette manière d'administrer le chloral est la suivante. Chaque fois, M. Mayet fait une injection intra-veineuse de 20 grammes de solution au vingtième de chloral. Il répèle cette injection de trois à six fois par jour. Il est alors absolument indispensable d'exercer une surveillance très active et très étroite de la respiration, du cœur, du pouls et des urines.

Ce mode d'emploi du chloral a été recommandé surtout dans les cas de tétanos, dans les cas d'éclampsie urémique, d'éclampsie convulsive ou délirante, ou bien dans les cas de rage. De même, lorsque des manifestations très douloureuses ne permettent pas, pour une raison ou pour une autre, de lutter contre elles au moyen des injections hypodermiques de morphine, on est autorisé à faire usage des injections intra-veineuses de chloral. Mais c'est un moyen à réserver pour ces circonstances tout à fait exceptionnelles.

Au point de vue de la physiologie opératoire le chloral rend d'immenses services. On se sert alors d'une solution à 100, 150 et même quelquefois 200 grammes par litre, qu'on emploie chez les animdux, chez le chien par exemple, en injections intra-péritonéales de manière à introduire 40, 50, 60 centigrammes de chloral par kilogramme •d'animal.

Si Ton additionne la solution à 150 grammes par litre de 50 centigrammes ou un gramme de chlorhydrate de morphine, par litre également, on peut obtenir chez les animaux un sommeil calme, profond, prolongé, pendant lequel il est possible de réaliser sur eux, sans que ces animaux en éprouvent de douleur, les opérations nécessitées par les expérimentations physiologiques.

Une chose à laquelle il faut songer, c'est que le chloral ne doit jamais èlre introduit par la voie hypodermique, parce que toutes les fois qu'on a tenté de l'introduire par cette voie, on a toujours eu des phlegmons gangreneux, des décollements étendus de la peau, lorsque

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