CO
absorbé, car le rapport -j- s'élève d'une façon appréciable : en d'autres termes, la diminution de l'acide carbonique exhalé est proportionnellement moins grande que celle de l'oxygène absorbé. Ces faits ont été établis par les expériences de M. Arloing.
D'autre pari, les expériences de M. Charles Richet ont montré que, sous l'influence du chloral, la régulation que le système nerveux imprime aux échanges se trouve plus ou moins complètement abolie, suivant les doses, de sorte que la production de l'acide carbonique tend à devenir proportionnelle au poids de l'animal. Aux doses massives, cette proportionnalilé devient absolument exacte : le système nerveux central est tellement affaibli qu'il ne peut plus lutter contre les causes de refroidissement extérieur; il ne subsiste, en fait d'échanges chimiques, que ceux qui sont indispensables à la vie normale des tissus. Ainsi, à cette période de chloralisation profonde, un gros chien diminue ses échanges de 30 pour 100, tandis que, chez un petit chien, cette diminution atteint 70 pour 100.
La composition des gaz du sang a fourni à M. Arloing des résultats comparatifs du plus grand intérêt. Pendant la chloralisation, la quantité d'acide carbonique diminue, tandis que la quantité d'oxygène augmente dans le sang artériel. Mais le fait le plus intéressant