SUSCEPTIBILITE DU SYSTEME NERVEUX
Test à réther; et il paraît en cela être dans la même situation que l'homme vis-à-vis de ces deux anesthésiques. D'autres petits animaux, le chat, le lapin, le rat, sont extrêmement sensibles à l'action des anesthésiques, tellement sensibles même que, pour ce dernier animal, le rat, il suffit de le mettre quelques minutes sous une cloche renfermant de la vapeur de chloroforme ou d'éther pour qu'il tombe dans un état de résolution complète.
Mais, ce sont surtout les oiseaux qui présentent à l'égard des anesthésiques volatils la plus grande sensibilité. Chez ces animaux, les effets sont extrêmement rapides, mais ils sont dissipés avec une rapidité non moins grande; et le retour à l'état normal, chez tous les animaux, est toujours d'autant plus prompt que l'animal est lui-même plus susceptible, plus sensible à l'égard des anesthésiques.
C'est qu'en effet, Messieurs, comme nous n'allons pas tarder à le constater, il y a, en dehors de la susceptibilité particulière du système nerveux, à tenir compte dans une très large mesure de l'activité de la circulation et de la respiration. Nous verrons, en effet, dans un moment, qu'il est absolument indispensable, pour que la substance anesthésique exerce son action sur l'animal auquel on l'administre, qu'elle soit en circulation dans le sang; or, plus l'activité de la circulation sera considérable, plus la substance cheminera rapidement dans l'organisme, plus grande sera également la quantité qui, dans un temps donné, se présentera aux éléments susceptibles d'éprouver son influence et par conséquent plus rapide sera l'action exercée par cet anesthésique.
Les centres nerveux, chez les oiseaux comme chez les animaux qui sont très sensibles aux anesthésiques, sont donc atteints beaucoup plus promptemenl, mais aussi débarrassés beaucoup plus vite que chez les autres animaux. On peut dire, en somme, des animaux les plus sensibles : qu'ils succombent le plus rapidement à l'asphyxie accompagnant une anesthésie prolongée, qu'ils cèdent le plus rapidement à l'action anesthésique, qu'ils éliminent le mieux et le plus rapidement la substance anesthésique.
D'autres animaux, et ceux-là sont intéressants parce qu'ils vont nous permettre de saisir certains phénomènes de l'action des anesthésiques, les batraciens, les grenouilles entre autres, sont également d'une sensibilité extrême' vis-à-vis des vapeurs anesthésiantes ; il est presque impossible d'arriver à anesthésier une grenouille en la