IX^ LEÇON
ACTION DE L'ALCOOL SUR LES ÉCHANGES ORGANIQUES, LA TEMPÉRATURE, LA NUTRITION, LE SYSTÈME NER- VEUX.— INTOXICATION LÉGÈRE. PREMIÈRE ET SECONDE FORMES DE L'IVRESSE.
Il va nous être facile, grâce aux données précédemment acquises, de conclure relativement à l'action que l'alcool exerce sur la nutrition et les échanges organiques, et il va être surtout facile pour nous d'interpréter cette action. Nous avons vu, en effet, comment l'alcool réagissait d'une façon particulière sur l'appareil respiratoire, sur l'appareil circulatoire, et, pour la majeure partie, sur les phénomènes de la nutrition. Nous pouvons, dès maintenant, conclure de ce fait de la vaso-dilatation périphérique très notable que je vous ai signalée sous l'influence de l'alcool, à une irradiation assez considé* rable de la chaleur, et c'est là, en effet, le principal mécanisme du refroidissement subi par l'homme ou par l'animal sous l'influence de l'alcool. D'une autre part, nous savons que la diminution de la capacité respiratoire des hématies atteint une proportion assez considérable, qu'il se produit un retard notable dans les combustions, et en même temps nous sommes conduits, d'après certfidns phénomènes que je vous ai déjà signalés et sur lesquels j'aurai à revenir dans un moment, nous sommes conduits à penser que l'alcool exerce sur Taxe cérébro-spinal une action dépressive, qui se traduit par la paralysie plus ou moins accentuée des différentes régions de cet axe cérébrospinal, paralysie à laquelle les centres calorifiques ne doivent pas échapper pour leur part.
Voilà autant de faits qui permettent d'interpréter l'abaissement notable de température que l'on a pu observer sous l'influence de doses relativement modérées d'alcool. J'insisterai plus particulière-