‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicaleChapitre 11 sur 486 · PHARMACIE INDUSTRIELLE · texte numérisé non relu

PHARMACIE INDUSTRIELLE

grain qui renfermait de Tergot n'aient causé que des accidents con- Tulsifs par suite de la disparition de la sphacélotoxine.

On pourrait multiplier ces exemples à Tinfini.

Les quassines fournies par les différentes espèces de bois qui portent dans le commerce le nom de Quassia ne possèdent pas toutes, au point de vue de l'intensité, la même action physiologique.

Il en est de même de la saponine : suivant qu'elle a été extraite de la saponaire d'Egypte, ou du quillaja, on constate des différences dans son action thérapeutique. On peut en dire autant de la digitonine qui n'est qu'une variété de saponine.

Les cocaînes extraites directement des diverses espèces de coca qui se trouvent dans le commerce présentent une composition chimique très voisine mais cependant différente. La coca du Pérou renferme surtout de la cocaïne vraie. La coca de Colombie renferme de l'isatropylcocaïne et de la cinnamylcocaïne. La coca cultivée de Ceylan ne renferme probablement pas de cocaïne vraie.

A un autre point de vue, l'intervention du chimiste a été néfaste dans la préparation des produits médicamenteux, La nécessité, à Theure actuelle, de fabriquer en grand ces produits conduit à l'obtention de préparations inférieures en qualité à celles que produisait le pharmacien d'autrefois opérant sur de petites quantités, avec des matières homogènes, et guidé dans leur préparation par le Codex. Or, je n'étonnerai aucun de ceux qui ont quelque pratique du laboratoire, en disant que les résultats d'une même préparation sont parfois fort différents, suivant que l'on opère sur de grandes ou de petites masses. Les procédés industriels de préparation des médicaments se préoccupent bien plus du rendement que de la qualité. De là des différences sensibles entre des produits qui devraient être constants.

De plus, en préparant lui-même les médicaments galéniques officinaux, le pharmacien est capable de discerner si la substance végétale que le commerce lui fournit offre bien les caractères de la plante ofGcinale désignée par le Codex ; tandis qu'en se procurant les mêmes médicaments en droguerie, il lui est impossible de contrôler si l'espèce officinale n'a pas été remplacée, en totalité ou en partie pour ces préparations, par des variétés botaniques plus ou moins actives, car la seule base sérieuse d'appréciation — dosage des principes actifs dans les extraits, teintures, etc. — ne sera rien moins que sûre dans cette circonstance.

PRÉPARATIONS GALBNIOUES

savez combien il importe, au point de vue chimique, qu'une n soit faite dans des conditions rigoureusement identiques enir des produits comparables. Eh bien, actuellement, grftce i la complication moléculaire d'un assez grand nombre des s qu'il faut utiliser maintenant pour la préparation de cer* )duits pharmaceutiques, il est presque impossible, dans quelconstances, d'être sûr d'obtenir toujours des produits identis vous faisais déjà remarquer ce fait l'an dernier on vous int de quelques analgésiques nouvellement lancés. :ois lorsque le pharmacien préparaît lui-même, d'après les ;ions du Codex, dans son officine et avec tous les soins désies extraits, les teintures, tous les produits galéniques, il contrôler par lui-même la valeur médicamenteuse des subqui lui servaient à préparer ces extraits et ces teintures, ment, en raison des modifications économiques survenues uelques années, je crois qu'il n'existe pour ainsi dire plus de îens faisant eux-mêmes les préparations inscrites au Codex, des préparations qui se font maintenant industriellement. , dans l'industrie, comme je le faisais remarquer tout à )n est préoccupé surtout du rendement, et, à un bien moindre s la qualité des produits : il en résulte que, pour préparer médicaments, on utilise des plantes de provenances très de richesse très différente en principes actifs, et que les es obtenues dans ces conditions sont très loin de ressembler, constance de composition, aux produits que l'on pouvait utrefois, alors qu'on opérait exclusivement sur des matières s rigoureusement choisies.

iois pas oublier en terminant le côlé économique de la quesa dit qu'on ne fabriquait plus d'alcaloïdes en France : cela avenir malheureusement vrai, c'est qu'en effet cette fabricaentravée par les droits énormes qui frappent l'alcool en et vous savez qu'il est à peu près impossible sans alcool de des alcaloïdes.

pdet a développé, à l'aide d'arguments très intéressants, ce lomique dans la discussion qui a eu Heu au sein de la Société >eutique. Pour ma part, je pense que la solution de cette si complexe parce qu'elle tient à des causes d'ordre très difmultiple, aura fait un grand pas le jour où les médecins

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