‹ Leçons de pharmacodynamie et de matière médicaleChapitre 137 sur 486 · RATION. I · texte numérisé non relu

RATION. I

Avant d'aborder, d'une façon très superficielle, comme je vous Tai déjà dit, Tétude de l'alcoolisme chronique, il me reste à envisager certains points intéressants de l'alcoolisme aigu, en raison surtout de leur application médico-légale. C'est, d'abord, la dose mortelle, c'est- >

à-dire capable de déterminer des accicjents tellement graves que la 1

mort soit le résultat de son ingestion en une seule fois. A ce sujet, les renseignements que vous pourrez trouver dans les divers ouvrages sont des plus différents.

Les chiffres qui ont été donnés relativement à l'expérimentation sur les animaux se rapprochent, dans une assez étroite mesure, de ceux que la clinique a permis d'obtenir : c'est ainsi que dans leurs expériences, Lussana et Albertoni sont arrivés à cette conclusion qu'une quantité de 6 grammes d'alcool par kilo d'animal est sufflsanle, lorsqu'elle est ingérée en une seule fois, pour déterminer la mort. Cette quantité se rapporte, bien entendu, à l'alcool absolu, de telle sorte que ces 6 grammes d'alcool absolu, si l'on transportait les expériences des animaux à l'homme, correspondraient à une quantité de 3S0 à 400 grammes d'alcool absolu pour un adulte du poids moyen de 65 kilos, c'est-à-dire, pour traduire cela sous une forme conrespondant à la forme sous laquelle l'ingestion de l'alcool se fait le plus fréquemment, cette quantité correspondrait à 773 ou 890 centimètres cubes d'eau-de-vie à 45 p. 100.

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