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LÉSIONS DE L'APPAREIL GÉNITAL

nuleax et altérés. En même temps, on voit que les granulations parsemant la surface présentent, d'une façon constante, un volume plus petit et sont plus régulièrement distribuées que celles que l'on peut observer dans toutes les autres sortes de néphrites toxiques comparables, dans une certaine mesure, à celle déterminée par l'alcool.

En rapport avec les altérations que je viens de signaler, on trouve de l'anasarque, une décoloration plus ou moins considérable des téguments, et une modification dans la quantité, et dans la qualité surtout, des urines. Alors qu'au début, sous l'inQuence de doses un peu considérables d'alcool, la diurèse est augmentée, au contraire, lorsque l'alcoolisme chronique atteint une certaine période, la diurèse se trouve diminuée dans une assez notable proportion. Mais en même temps, et point beaucoup plus intéresant, on observe une augmentajtion notable des déchets dans l'urine, la nutrition éprouvant le contre-coup des accidents que je vous ai décrits, l'alcoolique subissant une déchéance notable. Les oxydations, les échanges dans l'organisme se font avec une intensité beaucoup moindre qu'à l'état normal; et cette diminution dans l'intensité de la nutrition se traduit par l'élimination urinaire d'une quantité assez considérable de déchets, parmi lesquels on peut remarquer surtout l'acide urique. Fréquemment môme, à cette période, on peut observer l'élimination par l'urine de cellules épithéliales et de granulations graisseuses provenant des tubuli. L'albuminurie est également assez fréquente dans ces cas ; et le catarrhe vésical est un symptôme presque constant de

l'alcoolisme chronique, dès que les reins sont touchés.

Les testicules et les ovaires sont, à une certaine période, plus ou

moins énergiquement intéressés par l'alcool. Tout d'abord, du côté des testicules, on peut constater une atrophie plus ou moins considérable. Comme vous le savez, après avoir excité l'appétit vénérien, l'alcool ne tarde pas à le diminuer dans un très notable mesure ; et, sous ce rapport, les alcoolisants chroniques sont assez comparables, à une certaine période de l'évolution de leur affection, aux morphinomanes : comme chez ces derniers, l'érection devient plus ou moins incomplète et même, à un moment donné, absolument impossible; et l'on observe non seulement des modifications dans la structure anatomique des testicules et des vésicules séminales, mais même des modifications dans la sécrétion du sperme. Chez la femme, on observe également des troubles plus ou moins notables de la menstruation,

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