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LÉSIONS DES REINS

reins brighliques a été observée dans plus du tiers des cas en relation avec lalcoolisme. Par ordre de fréquence, c'est d'abord la dégénérescence, puis Tatrophie des reins qu'on peut observer. Le mécanisme qui détermine ces lésions est, en somme, assez obscur. Si l'on peut, d'une part, admettre qu'il se fait une congestion rénale pendant Félimination de Talcool, bien que, comme nous le savons, la quantité d'alcool éliminée par le rein soit extrêmement faible , on peut incriminer, d'autre part, la desquamation épithéliale des tubuli qui seraient excités par la diurèse que nous savons atteindre une proportion assez considérable.

D'autre part, il est un fait expérimental et par conséquent certain, c'est qu'on peut très bien déterminer l'albuminurie chez les animaux par injection d'alcool dans le sang. Cette albuminurie se produit sans hémoglobinurie, sans apparition d'hématies dans l'urine; elle est accompagnée seulement d'une hyperémie plus ou moins vive de la couche corticale du rein. C'est là, d'ailleurs, un phénomène tout à fait transitoire, ne laissant après lui aucune lésion apparente, et tout à fait comparable, sous ce rapport, à cette élimination urinaire de bile que l'on avait signalé comme un phénomène assez fréquent dans les cas d'alcoolisme aigu : cette élimination de bile par les urines se produit en effet sans qu'il subsiste à sa suite aucune lésion quelconque du foie.

Les reins chez les alcooliques subissent d'abord une dégénérescence graisseuse. On peut voir qu'ils conservent tout d'abord leur volume, leur aspect régulier, ou bien, à une époque plus avancée, c'est à peine si leur volume augmente ; la substance corticale présente une coloration jaunâtre, soit uniforme, soit par plaques; les glomérules sont injectés, les tubuli sont distendus par des granulations graisseuses contenues dans les cellules épithéliales volumineuses, plus ou moins déformées. La substance des pyramides peut présenter des lésions de ce genre, mais à un degré moins avancé.

Si la lésion va plus loin, c'est-à-dire si elle arrive jusqu'à l'atrophie, on voit que le rein a diminué de volume et qu'il offre un aspect granuleux tout à fait particulier. Sa surface est parsemée de granulations ressemblant, dans une certaine mesure, à celles que je signalais tout à l'heure à la surface du foie. La substance corticale est amincie et la trame conjonctive est épaissie, surtout au pourtour des glomérules qui sont comprimés et atrophiés par elle. Les épithéliums sont gra-

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