METAMORPHOSES DANS L'ORGANISME
lai^e mesure, en prescrivant une ingestion de boisson chautle en
assez forte proportion après son administration. Il est bien entendu
que ces boissons chaudes ne devront pas être constituées par des
'"''""ona de substances médicamenteuses à action pharmacodyna-
contraire à celle du sulfonal, par des boissons excitantes, mais
■traire par des boissons ayant une action médicamenteuse cal-
ou au moins à peu près nulle, le but qu'on se propose étant
mplement de faire ingérer une certaine quantité de liquide :
nséquent, n'importe quel liquide, sauf les infusions excitantes
que thé, café, mal^, etc.
ime la plupart des dérivés sulfonés, le sulfonal est une subextrëmement stable en présence des acides, des alcalis, des de réduction ou d'oxydation. Il possède une réaction caracjae que je vous indique simplement parce qu'elle peut être i connaître : elle consiste dans la régénération du mercaptan, ïconnaissable à cause de l'odeur nauséabonde et particulière )ossède. Cette régénération peut se faire sous l'influence des de réduction : par exemple, en mélangeant le sulfonal avec nure de potassium et en chauffant le mélange; ou bien encore, ttant en contact avec du sulfonal fondu dans un tube à essai 1 d'acide pyrogallique qui détermine le môme phénomène. 2st-ce que devient le sulfonal qui a été introduit dans l'éconojorsque le sulfonal est introduit dans l'économie d'un animal ! l'homme en assez faible proportion, on observe qu'il se tile à peu près complètement, en donnant naissance à des comsulfurés dont l'étude est assez intéressante : on les retrouve 'urine. Chez les chiens, par exemple, on peut observer que nistration, dans de bonnes conditions, de 30 centigrammes de al par kilo d'animal, donne naissance à des produits qu'on ve dans l'urine sous forme de dérivés sulfurés : la totalité du al introduit subit une décomposition complète. Ces dérivés sont ssants, parce que ce sont des dérivés organiques, très probant albumînoïdes, du soufre : c'est le soufre organique des i qui augmente alors; le soufre des sulfates et celui des dérivés conjugués n'éprouve aucun changement. Cela démontre la deson complète de la molécule de sulfonal dans l'organisme et ta inaison du soufre à des matériaux de nature probablement linoïde.
ÉLIMINATION DU SULFONAL 39
Cela est d'autant plus iatéressant que cette transformation en substance organique sulfurée ne s'observe que pour les dérivés sulfoDés à propriété hypnotique, ceux que j'ai appelés les Sulfonalides et dans lesquels les deux groupes sulfonés sont unis au même atome de carbone ; tandis que les dérivés sulfonés dans lesquels les groupes sulfonés sont unis à deux atomes différents de carbone, tel que Féthylène-diéthylsulfone, passent dans l'économie et s'éliminent
Ethylèno-diéthylsulfone.
par les urines sans subir la moindre décomposition et sans avoir déterminé la moindre action hypnotique. Cependant, lorsqu'on augmente les doses utiles de sulfonal , doses que nous allons apprendre à déterminer, pour obtenir l'action hypnotique, une proportion plus ou moins considérable du sulfonal ainsi ingéré passe inaltéré dans l'urine.
D'autre part, l'expérimentation sur les animaux ainsi que les obser- Tations sur l'homme ont montré que les doses hypnotiques, les doses médicamenteuses de sulfonal, n'entravaient pas le métabolisme des tissus azotés : la quantité d'urée n'augmente pas dans l'urine, l'azote total éliminé par les urines n'augmente pas non plus ; je répète, intentionnellement, que cela s'applique seulement aux cas où les doses administrées sont médicamenteuses ; lorsqu'on dépasse ces doses et, à plus forte raison, si l'on détermine des accidents comme ceux que nous allons avoir à envisager tout à l'heure, il est bien entendu que la destruction des matières azotées subit une modification et qu'il se produit une élimination beaucoup plus considérable de l'azote par les urines.
L'élimination du sulfonal est lente , c'est là un fait qui est à retenir; souvent il est important à prendre en considération, comme nous le verrons tout à l'heure ; et les effets qu'on a pu obtenir, c'està-dire l'action hypnotique, persiste encore quelques jours après la suspension de l'absorption du médicament : je veux dire par là que le sommeil normal est facilité comme si le sujet absorbait une nouvelle dose du médicament. On a noté également une acidité plus grande des urines, et on en a induit qu'il pouvait se faire qu'une partie du sulfonal se transformât dans l'organisme en acide éthyUsul-
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fonique, qui serait la cause de l' augmentation de cette acidité. C'est là un fait qui n'est pas suffisamment établi actuellement et qui appelle de nouvelles recherches.
Action pbysiologriqne. — Occupons-nous maintenant, Messieurs, lion physiologique du sulfonal. Un certain nombre de phénocaractérisent cette action physiologique : ce sont d'abord des >s de la motilité, puis de la sensibilité, enfin le sommeil, ni les troubles de motilité, il faut signaler plus particulièrea titubation, l'incoordination motrice, la résolution musculaire ,t parétique des membres qui est parfois assez intense pour absolument impossible la station debout chez certains indiaprës des doses même très modérées de sulfonal. troubles de la sensibilité consistent surtout en bypcrestbésie, dire en une modilîcation de la sensibilité, en une exagératioD éflectivité cutanée.
nt au sommeil, sa nature, ou plulôt son degré, varie depuis noience jusqu'à un sommeil profond, presque comateux, qui ersister pendant une période de 5 à 12, quelquefois même ires. Ce sommeil est accompagné d'un léger myosis, et, en 1, d'un faible abaissement thermique.
ilus souvent, les effets du sulfonal disparaissent au bout de 1res sans laisser de trace : aussi a-t-on pu dire que, dans cercircon stances, c'était véritablement un hypnotique de choix ; -dire un de ces hypnotiques déterminant un sommeil se rapint autant que possible de ce qu'on a appelé le sommeil physioe. Je fais certaines réserves au sujet de cette appellation, car, s l'ai déjà dit l'an dernier à propos des théories du sommeil, il rait anliphysiologique de faire, au point de vue de l'action imenteuse, une distinction entre le sommeil physiologique et nmeil pathologique. Enfin, le sulfonal diminue, ce qui est 1, l'excitabitité de l'écorce cérébrale.
t surtout par l'expérimentation chez les animaux que nous pouvoir nous renseigner et pénétrer plus profondément dans prétation de l'action physiologique exercée par le sulfonal. z les animaux à sang froid, on observe un ralentissement de piration ; parfois, ce ralentissement est précédé d'une' phase léralion. Plus tard, on observe l'alTaiMissement de la sensibine dif^culté plus ou moins grande dans l'accomplissement des